lundi 18 avril 2016

Technologie : La relocalisation des emplois en France possible grâce au « big data »

Le secteur des emplois en France pourrait bénéficier des retombées du développement du secteur de traitement de données gigantesques. Ce sont les prédictions d’Atos. Selon eux, le développement du « big data » contribuerait fortement à la relocalisation des emplois en France.

Relocaliser les emplois, une nécessité

Le patron d’Atos est confiant de l’avenir du secteur de l’emploi en France. Thierry Breton, soutient qu’avec l’avènement du « big data », qui concerne le traitement de quantités de données volumineuses, le développement du secteur de l’emploi en France connaîtra une forte avancée, grâce à la relocalisation des tâches. C’est ce mardi que le patron d’Atos a tenu ces propos à l’occasion de la présentation du supercalculateur Bull Sequana. Ce nouveau dispositif pour les opérations de calcul devrait avant 2020 être en mesure de fournir environ un milliard de milliard d’opérations de calcul par seconde. Le ministre français de l’Économie était lui aussi présent lors de l’inauguration de ce puissant dispositif.

Étant en processus d’installation au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (C.E.A), ce nouveau dispositif de calcul va offrir ses services dans le domaine de la sécurité, dans les champs d’interventions de la médecine, de la météorologie, ainsi que du secteur de l’agriculture. Cette large zone d’intervention laisse Thierry Breton confirmer que c’est en effet « des métiers nouveaux et qui nécessitent de plus en plus de proximité » avec leurs clients. Ce qui inclut que les sociétés de services informatiques, à l’image d’Atos, n’auront donc plus besoin de délocaliser une partie de leurs interventions. Le recours aux plateformes offshore en mains d’œuvre plus abordable dans d’autres pays comme les Philippines, la Malaisie ou l’Inde ne sera ainsi plus possible, pour l’exécution de certains travaux, comme la maintenance.

Un système pour révolutionner le monde de la technologie et du secteur de l’emploi

Il s’agit d’une « relocalisation industrielle vers les sites de consommation et d’innovation » selon Thierry Breton. Le patron d’Atos indique que c’est un événement nouveau, quelque chose « qu’on n’avait pas du tout anticipée », et qu’on voit se présenter d’une manière très forte. Cette nouvelle ère de la technologie du « big data » va sonner l’avènement du retour des « emplois à forte valeur ajoutée ». En effet les grandes sociétés industrielles qui utilisent des appareils de capteurs pour pouvoir surveiller le fonctionnement de leurs équipements, devront nécessairement faire des gestions de tri des données obtenues. Ils vont devoir classer les données par catégorie de pertinence, à savoir des données importantes aux données les moins utiles, comme celles « qui créent un bruit de fond » a souligné le patron d’Atos.


En effet Atos compte révolutionner le système des calculs de données grâce à son supercalculateur. La société Atos a par ailleurs acquis une grande expérience dans ses interventions grâce surtout à son partenariat avec la compagnie Renault sur le système des véhicules connectés. Atos espère ainsi réussir en un temps record, atteindre avec son supercalculateur un résultat qui aurait nécessité des milliards d’heures d’opérations de calculs.