Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

lundi 30 avril 2018

Le gouvernement apporte une réforme sur le Livret A



Le livret A constitue un compte d'épargne avec un  taux réglementé, mais son revenu n’est pas fiscalisé. Toutefois, son taux de rendement ne couvrira plus l’inflation partir de l’année 2020 et ne va plus descendre sous 0,5 %.

La perte de certains avantages


Le Livret A perdra l’une des marques qui avaient fait qu’il constituait le placement choisi par les Français. En effet, ce compte d'épargne accepté par plus de cinquante millions d’individus recouvrait jusqu’à présent bon nombre d’avantages. Parmi ceux-ci, des profits dispensés de fiscalité, l’accès facile à ses économies à tout moment et l’engagement d’un rendement qui au moins est équivalent à l’inflation.  En outre, ce dernier avantage supprimé représentera une grande perte pour les épargnants à l’avenir. C’est ce jeudi que le ministre des Finances a déclaré que le pourcentage du Livret A ne va  plus couvrir le taux de l’inflation. Les gagnants de cette nouvelle réforme seront les services d’hébergement social qui sont subventionnés par le compte d’épargne de la Caisse des Dépôts que le taux du Livret A indexe la ressource.

Le plan d’accompagnement dévoilé par l’État


Le nouveau procédé d’estimation du taux ne recevra pas d’application immédiate. En effet, le gouvernement français l’a décidé depuis novembre 2017. Ainsi, sa rémunération sera arrêtée à 0,75 % jusqu’en fin janvier 2020. Historiquement, c’est le plus bas taux. C’est pour donner au marché d’hébergement social des modalités de financement plus attractives en contrepartie d’une diminution de leurs tarifs de louage. Et ce pour faciliter à l’État la baisse des aides personnalisées au logement (APL). Il est prévu un ajustement de ce taux par ces nouvelles règles. En fait, on va arrondir au dixième de degré le plus près contrairement à ce qui se fait actuellement c’est-à-dire au quart de degré.

Un taux minimum fixé à 0,5 %


À partir du mois de février 2020, on notera l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles. Elles vont rendre simple le procédé de détermination du taux, avec un pourcentage plancher arrêté à 0,5 % qui est très inférieur au taux d’inflation appliqué actuellement.

Pour Bercy, il y a dans cette nouvelle formule une technique qui vise à protéger le pouvoir d’achat de ceux qui font des épargnes. Toutefois, ce niveau n’a pratiquement, jamais été atteint par le taux du Livret A. Les ministres des Finances ont toujours voulu déroger à la règle de calcul, évitant de trop de pénaliser durement les épargnants.






Publicis : Un 1er trimestre réussi aux USA et des gains de budgets



Le groupe Publicis a déclaré que ses ventes ont connu un rebond durant le premier trimestre. Cette situation a été provoquée par la continuité de l’actif en Amérique du Nord qui est son principal marché avec multiples de très gros budgets.

Un rebondissement de son chiffre d’affaires


Par le biais d’un communiqué, la troisième société publicitaire mondiale a fait état de son chiffre d’affaires du trimestre qui s’élève à 2,082 milliards d’euros, avec 1,6% comme croissance organique. Pendant ce temps, l’Amérique du Nord montre une montée de 2,8%.

Les experts que Reuters a interrogés ont attendu une croissance organique s’élevant à 0,9% en moyenne ainsi qu’un chiffre d’affaires atteignant les 2,164 milliards pour ce trimestre. Le titre Publicis obtenait 7,55% à 60,38 euros à 11h46, profitant ainsi de la hausse la plus forte de l’indice CAC 40 avec 0,21%. Janvier et février de l’année 2017 ont montré des hausses très stables, mais mars a notamment été plus dynamique avec une croissance de 3% provoquée par une touche pour rattraper les deux précédents mois qui ont été faibles, en termes de croissance. D’après les spécialistes de Jefferies, ces chiffres parlent des bonnes performances notées chez le rival Omnicom. Ces analystes ont toutefois ajouté que les projets sur le long terme ne sont pas clairs.

Même si ces chiffres sont meilleurs que ceux prévus, ils reflètent les chiffres d’OMC, mais ils devront amener un support. En outre, la progression de nombreux cours devait être arrêtée par la prévision d’une attestation de cette croissance organique chaque trimestre, a écrit Jefferies. Sur les trois mois, Publicis a engrangé des budgets de dimension mondiale, par exemple ceux de la marque Mercedes-Benz, Carrefour, Campbell’s et Marriott. Ainsi, le groupe s’est dit confiant par rapport à l’accomplissement de ses visées annuelles comme l’expansion de sa montée et de sa bordure opérationnelle.

Les déclarations du directoire de Publicis


S’adressant aux journalistes, Arthur Sadoun, président du directoire du groupe Publicis annonce qu’ils rester très prudent, car la conjoncture de marché apparait très difficile. Ils doivent, en plus, continuer à creuser leur propre sillon.

Lorsque le directoire de Publicis a été questionné sur Facebook sur le problème de vol de données pour le compte de Cambridge Analytica, il a répondu dans un entretien téléphonique que les difficultés de Facebook n’affectaient nullement ses activités. En fin, le groupe Publicis a rendu public ce 20 mars un plan stratégique qui s’étale sur trois ans et va aider certains investisseurs inquiets à cause des attentes du marché des publicités.


mardi 27 mars 2018

Auchan Holding : le bénéfice net réduit de moitié en 2017



Auchan Holding, groupe de distribution français, a annoncé aujourd’hui une réduction du bénéfice net du groupe s’élevant à 275 millions d'euros soit la moitié en  2017. L’entreprise française est fragilisée par ses magasins en difficultés en Russie, en Italie et en France. En application du taux de changes normal, le chiffre d'affaires en dehors taxes de la société française grimpe à 0,6%  soit plus de 53 milliards d'euros à la suite de la progression très légère débutée en 2016 qui était de 0,7% détaillé par Auchan Holding dans son communiqué.

Auchan Holding : des dettes hautement maîtrisées


Les calculs nets de l’entreprise française en 2017 ont également pris en compte les bénéfices réalisés à l’occasion de la vente d’Alinéa pour un montant de plus de 30 millions d'euros, en contrepartie d’une perte en 2016 qui s’élève à plus de 20 millions d'euros a expliqué la société dans son communiqué. En tant qu’élément très pris au sérieux dans ce secteur, le résultat de l'exploitation courante (ROC) obtenu avant impôt recule de près de 20% soit plus de 930 millions d'euros. Ce résultat est, en effet, fragilisé par un écart commercial en légère hausse.

En fin, le Groupe avait une dette nette qui était de plus de 2 milliards d'euros en fin décembre avec une hausse d’un montant de278 millions tout en restant au niveau maîtrisé. Après une large réorganisation faite entre 2015-2016, Auchan Holding s’est convertis dans trois domaines : la banque avec Oney, la distribution avec Auchan Retail et l'immobilier avec Immochan.

Transformation du modèle

Après avoir noté une légère augmentation du chiffre d'affaires donnant 0,5% soit plus de 50 milliards d'euros, le secteur distribution de la société a aussi constaté une basse de 12,1%  sur son surplus d'exploitation. Ce dernier est plombé par l'Europe et la France. Selon Retail, Wilhelm Hubner, directeur général d'Auchan, l’année 2017 a marqué l’année du plan de transmutation la plus pleine avec des contrastes sur les résultats selon les pays.

Toutefois, il est prévu des actions pour le redressement de la situation, toujours d’après le directeur général qui a parlé de l’unique marque pour tous les points de distribution qui est sur le point d’être accélérée sans oublier l’accord de partenariat avec Alibaba en Chine qui a été signé en fin d’année 2017. En Chine, le Groupe Auchan Holding possède déjà 500 marchés et des petites supérettes totalement automatisées mais sans personnel. Le paiement s’effectue par téléphone. C’est l’Auchan Minute, 82 fonctionnel depuis octobre.

S’agissant du format de ses hypermarchés, des concepts nouveaux seront déclarés dans le mois de mars 2019. Ce sera à la suite de la phase d’essais lancée en 2018. Le modèle de l'hypermarché sera alors révolutionné, a prévenu M. Hubner.

Analyse de Pierre Moscovi sur l’économie française



C’est Pierre Moscovici le commissaire européen aux affaires économiques et financières qui vient de reconnaitre les efforts de l'économie française tout en appelant à la vigilance concernant les déficits publics.

Pierre Moscovici sur la situation économique de la France

Même s’il reconnait l’adoucissement du climat économique, le commissaire européen aux affaires économiques et financières appelle Paris à rester vigilent. Interrogé aujourd’hui par BFM et RMC, Pierre Moscovi reconnait que l'économie française s’améliore sans conteste. Le chômage est à la baisse, la croissance évolue et les déficits publics français deviennent de plus en plus rares. Il est heureux de noter que la France quitte la zone des pays européens en situation de «déséquilibre macroéconomique excessif» et rejoint l'Allemagne comme Etat en situation économique «déséquilibrée».

Les alertes de Pierre Moscovici

Le commissaire européen aux affaires économiques et financières déclare avoir cru et espéré que le déficit public se situerait à 2,9% du PIB pour l’année 2018 comme l'Insee le prévoit. Cet ancien ministre de l'Économie insiste pour que Le gouvernement français soit aux aguets sur cette situation. Pour Pierre Moscovici, être en dessous des3% de déficits n’est pas suffisant ; il dépasser franchement cette barre. Pour la zone euro, la moyenne est de 0,9 et  3%. S’agissant de la dette publique, il a tenu le même son de cloche.

Face aux mesures des décisions de Donald Trump

A l’échelle internationale, le commissaire européen aux affaires économiques et financières a parlé des résolutions protectionnistes que le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncées. Selon Pierre Moscovici, l'Union européenne souhaite éviter une montée du bras de fer commercial avec le pays de l’oncle Sam tout en préparant sa riposte. Depuis la Maison blanche, Donald Trump devrait s’engager aujourd’hui vers 15h30 en signant le texte qui prévoit d’augmenter les tarifs en douane américaine sur les importations d'acier et d'aluminium selon une source proche des discussions. Le commissaire européen aux affaires économiques et financières de prévenir de l’immoralité de toute guerre, à fortiori une guerre commerciale. Donc, pour Pierre Moscovici il faut envisager des ripostes. En plus, il a tenu à signaler de la disponibilité de mesures de ripostes tout genre de  l'Union européenne si Donald Trump applique sa décision.

L'Union européenne riposte

Elle vient d’établir une liste où on peut lire les produits américains qui peuvent être taxés si les mesures du Président américain venaient à se réaliser. Tout d’abord, l'Union européenne prévoit des ripostes immédiates concernant certains produits emblématiques notamment les motos Harley-Davidson, le tabac et les oranges ainsi que le Bourbon. Ce sont des contre-mesures qui, pour Pierre Moscovici, auraient un impact dissuasif puisqu’il s’agit des produits provenant de circonscriptions républicaines comme celle où habite le président du Congrès. Ces contre-mesures ont le but de faire revenir à la raison le Congrès qui soutient la politique de Donald Trump et que chaque partie va donc être perdante dans cette bataille, dit-il.

Ensuite, au cas où les mesures de Donald Trump amèneraient, par exemple en Europe, des surplus d’importations en acier, l’Union Européenne sortiraient ses mesures de sauvegarde, a déclaré Pierre Moscovici, pour les canaliser. En fin, il n’exclut pas de porter éventuellement ces différends devant l'OMC.

mercredi 14 mars 2018

Carrefour introduit la première blockchain alimentaire en Europe


Le groupe Carrefour dévoile son projet ambitieux, celui de mettre sur pied la première blockchain alimentaire en Europe. Après le poulet d’Auvergne, ce sont huit autres produits qui suivront la tendance d’ici la fin de cette année 2018. Le groupe se lance dans une restructuration lui permettant d’augmenter considérablement ses bénéfices.

La blockchain dans l’alimentaire

Lorsqu’on entend ce terme, on pourrait être poussé à penser aux cryptomonnaies, ce qui est normal. En réalité, ces monnaies électroniques en sont juste une des applications. La blockchain est par définition une technologie permettant de stocker et de transmettre des données en ce qui concerne un produit quelconque. L’entreprise française s’y connaît déjà dans cette technologie puisqu’elle l’a déjà appliqué à son poulet D’Auvergne de la ‘’Filière Qualité Carrefour’’ et qui est vendu à plus d’un million d’unités dans le monde par année. 

Avant la fin de cette année, ce sont huit autres produits qui rejoindront cette technologie. Il s’agit entre autres des filières comme le saumon, le fromage, l’orange, le steak haché, les œufs… Ce nouvel objectif permettra à la société, non seulement d’optimiser ses services, mais aussi, de permettre aux clients de faire un suivi efficace de leurs achats. A travers ces mutations, Carrefour qui avait fait une perte de plus d’un demi-milliard d’euros l’année passée, compte décupler cette somme, pas en perte, mais en bénéfice. L’objectif de cette année est d’atteindre un bénéfice de 5 milliards d’euros.

Une technologie pour un meilleur suivi


Lorsqu’on prend le cas du poulet d’Auvergne, le consommateur, donc l’acheteur, a la possibilité de suivre sur son téléphone portable tout le parcours de l’animal. Grâce au QRCode présent sur l’étiquette du produit, l’acheteur peut suivre le parcours de l’animal depuis son lieu d’élevage, son processus de transformation, de conditionnement… Toutes les informations sont fournies, même le nom de l’éleveur. Ce sera le cas pour les huit autres filières qui vont s’ajouter. Première du genre  en Europe, cette technologie garantit à tout consommateur une transparence sans précédent sur le produit qu’il veut acheter. 

D’un autre côté, Carrefour donne une plateforme aux éleveurs de montrer leur savoir-faire au monde en ce qui concerne l’élevage ou la production, la transformation et le conditionnement. Pour l’entreprise française, cette nouvelle mutation permettra d’avoir une bonne gestion des données et de pourvoir un service de sécurité optimal à tout consommateur. Pour y arriver, de profondes mutations auront lieu dans l’entreprise tout le long de l’année, tant sur le plan stratégique que sur le plan de la ressource humaine.