lundi 30 juillet 2018

Les prévisions de Heinekein à la baisse



Alors que le groupe a enregistré un progrès sur les ventes sur certains marchés, ses marges bénéficiaires ont été tout de même revues pour le compte de ce premier trimestre. Plusieurs facteurs non maîtrisables peuvent expliquer cette décision, à savoir l’impact négatif des variations de taux de change, la chute de ses actions à la bourse d’Amsterdam et autres.

Les anciennes prévisions du groupe


Le brasseur néerlandais, qui est le deuxième tenant mondial dans cette industrie a été obligée de revoir ses marges. Mais, le plan au début de l’année était tout autre. Le groupe tablait sur une progression de 25 points de base sur les premiers 6 mois d’activité. Dans les deux principaux marchés du groupe que sont le Mexique et le Vietnam, le groupe a enregistré une hausse considérable de ventes. Dans certaines parties du monde comme en Afrique du Sud, au Brésil par exemple, les ventes des boissons ont connu une hausse. Le groupe international qui détient les marques Tyger et Sol aurait pu faire une bonne affaire pendant les 6 premiers mois de l’année, n’eut été ces facteurs externes incontrôlables.

Les causes de la réduction de son objectif


Le groupe néerlandais Heineken explique la diminution de ses objectifs en donnant pour cause l’impact négatif des variations de change qui a occasionné cet effet dilutif, causant une perte au niveau des travaux d’expansion au Brésil. En 2017, lorsque Heineken rachetait le brasseur Kirin dans ce pays, elle annonçait déjà que ces opérations pourraient influencer négativement ses marges. Selon la directrice financière du groupe, Laurence Debroux, des efforts sont effectués pour permettre aux marges au niveau du Brésil de remonter afin qu’elles se positionnent à celles que connait le groupe dans plusieurs régions du monde. Il faut reconnaître aussi que l’action Heineken a régressé de 6% à la Bourse d’Amsterdam en début de séance ce matin et perd encore 4,49% vers la fin et enregistre alors sa plus grosse diminution selon l’indice STOXX 600.

L’espoir pour le Brésil


Laurence Debroux ne perd pas espoir en ce qui concerne les opérations au Brésil. Selon elle, les trois ou cinq prochaines années permettront au groupe de faire avancer ses marges au Brésil. Trevor Stirling, analyste chez Bernstein Securities se pose des questions en ce qui concerne les réelles causes de la faiblesse des résultats ce premier semestre pour Heineken. Cependant, il prévient qu’il faudra faire beaucoup d’efforts pour remonter la pente ce deuxième semestre de l’année. Néanmoins, il y a certains progrès à célébrer comme la hausse du bénéfice d’exploitation de 1,3% et du bénéfice net.