vendredi 3 mars 2017

Quelques temps après Carrefour, au tour de Casino de passer en justice

Quelques temps après son concurrent Carrefour, c’est au tour de Casino de faire l’objet de poursuites en justice, au sujet de ses pratiques commerciales. C’est à la suite des enquêtes menées par la DGCCRF que cette assignation a été prononcée. Pour Casino qui affirme licite le caractère de ses pratiques, il n’est pas question de laisser les choses en l’état, et promet d’ailleurs de contester cette décision en justice.

Les faits qui lui sont reprochés

L’assignation qui est faite à Casino à ce jour, porte sur plusieurs faits pour le moins jugés illicites. Rappelons au passage qu’elle a lieu à un moment où l’on approche de la fin des négociations commerciales entre les distributeurs et leurs fournisseurs. Celle-ci fait en effet suite à une enquête pilotée par la DGCCRF, entendez par là Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.
Il lui est reproché d’avoir contraint les fournisseurs à fournir des articles hors contrats annuels, sans aucun engagement équilibré de sa part, et conditionnant ainsi la poursuite de leur relation commerciale. Pour ces faits, Casino fera l’objet d’une amende civile, et se voit obligé de mettre un terme à ses pratiques dans un premier temps, et de procéder au remboursement des sommes perçues. C’est ce qui ressort d’un communiqué du ministre de l’Economie et des Finances, Michel Sapin ainsi que de ses deux conseillers au Commerce, Martine Pinville et Christophe Sirugue.

Une seule raison et plusieurs assignations

Pour le Groupe Casino, l’assignation porte sur une montants émis entre 2013 et 2014, le tout pour un montant de 20,7 millions d’euros, et concernerait seulement 41 de ses fournisseurs. C’est donc la somme que doit rembourser le Groupe aux sociétés concernées. De plus, une amende civile de 2 millions d’euros lui est demandée. Dans un communiqué, le Groupe avoir toujours été coopératif fasse aux enquêtes diligentées par les autorités dans ce secteur.
En novembre dernier déjà, c’était à Carrefour de se voir assigné en justice pour des pratiques commerciales jugées abusives. Ces violations du code du commerce, avaient été également mises à nu par la DGCCRF. Là aussi, il était question pour Carrefour de payer une amende et de cesser immédiatement tous ses pratiques illicites. Selon le ministère en charge de ce secteur, ces pratiques pourraient déstabiliser la filière et impacter les producteurs agricoles ainsi que les entreprises industrielles. Dans le collimateur de Bercy, plusieurs autres enseignes pourraient faire l’objet d’assignation pour des faits similaires.