Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

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vendredi 16 octobre 2015

Renaud Laplanche au top50 Bloomberg des personnes les plus influentes


Le fondateur de la plateforme LendingClub est est classé 28e du top 50 des personnes les plus influentes dans le monde économique de Bloomberg et est le seul patron français présent dans ce classement.

Renaud Laplanche est un entrepreneur de 44 ans, avocat de formation et exilé aux Etats-Unis depuis 1999. La performance réalisée dans le classement Bloomberg est due au succès de sa société, LendingClub. Sur son profil Wikipedia, on apprend que Renaud Laplanche est né en France en 1970 et y fait son éducation. Il a pratiqué la voile en compétition en gagnant les championnats de France sur Laser en 1988 et 1990. Il a abandonné la compétition avant les Jeux olympiques de Barcelone pour se consacrer à ses études : tout d'abord des études de commerce et de droit, obtenant un DESS-DJCE de fiscalité et de droit des entreprises à l'université de Montpellier, puis un MBA à HEC Paris, avant de continuer ses études à la London Business School.

BFM Business explique qu'il "travaille de 1995 à 1999 comme associé dans le cabinet d'avocats américain Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, d'abord à Paris puis à New York. Peu de temps après son arrivée dans le pays de l'oncle Sam, il quitte ses fonctions et fonde sa première société: TripleHop Technologies. Ce qui fait la renommée de cette start up est le développement de MatchPoint, un moteur de recherche ultra-performant à destination des entreprises qui séduit notamment CNN ou TimeWarner. Et finalement Oracle, qui rachète TripleHop en juin 2005." L'auteur de l'article ajoute qu' "après avoir vendu sa société, Renaud Laplanche devient un des hauts dirigeants d'Oracle. Mais pas pour longtemps: il restera à peine 16 mois salarié du géant américain, jusqu'en octobre 2006. Il décide alors de s'octroyer un congé sabbatique de six mois, empochant au passage pas moins de 10 millions de dollars, selon Le Point."

L'hebdomadaire raconte comment est né le LendingClub : "Un jour, en examinant de près son relevé bancaire, il réalise que s'il ne paie pas à temps ses dépenses de carte de crédit, la banque lui facture un taux astronomique de 18 %. En revanche, son compte d'épargne rapporte une misère. Cela lui donne une idée. Alors qu'il est à peine en vacances depuis 15 jours, il interrompt tout et rentre aux États-Unis pour fonder à San Francisco Lending Club. Le mécanisme est simple. Un particulier fait une demande de prêt jusqu'à 35 000 dollars qui, une fois approuvée par Lending Club, est postée sur le site. Aux investisseurs de sélectionner les candidats qui leur plaisent. Lending Club se rémunère en prélevant des commissions. La plupart des emprunteurs se servent de ces prêts pour refinancer leurs dépenses de carte de crédit à un meilleur taux, de l'ordre de 12,5 % sur trois ans, mais aussi pour rénover leur maison, payer une PMA, un mariage... Un des candidats voulait s'offrir une Batmobile !"

Le 11 décembre 2014, LendingClub est introduit en Bourse à Wall Street et pèse aujourd'hui 5,4 milliards de dollars.

vendredi 8 mai 2015

Les salaires des patrons du CAC 40 perçus en 2014


Quels sont les patrons les mieux payés du CAC 40 ? La réponse grâce à une étude réalisée par Facta, plateforme spécialisée dans la collecte de données, la vérification des faits (fact checking) et le journalisme de données (data journalism), pour La Tribune.

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont augmenté en 2014 pour atteindre 153 millions d'euros, soit une hausse de 10,1% par rapport à 2013. A périmètre constant par rapport à l'an dernier, c'est à dire si l'on prend les mêmes entreprises et les mêmes dirigeants, soit 33 sociétés, cette hausse est sensiblement identique, soit de 8,2%. Mais, indique La Tribune, parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.

L'augmentation des rémunérations fixes n'est que de 5,2% en 2014 (et de 3,1% sur le périmètre comparable). Toutefois, La Tribune note "la multiplication de formules de rémunérations variables « pluri-annuelles », parfois rattachées au moins pour partie à la variation du cours des actions. Ces rémunérations peuvent atteindre des montants élevés, comme chez Axa, Danone ou Renault."

En 2014, la composante de rémunération des patrons qui a le plus augmenté est l'attribution d'actions et d'options, en augmentation de 19,6% par rapport à l'an dernier. Le quotidien l'explique ainsi : "Il semblerait que les entreprises aient d'une certaine façon anticipé le rebond boursier du début 2015, ces instruments étant d'autant plus intéressants à attribuer que les cours de bourse sont encore modérés. En revanche, les attributions d'actions effectuées en 2014 ne pourront pas bénéficier de l'allégement considérable de leur fiscalité prévu par la loi Macron, qui ne s'appliquera qu'aux décisions postérieures à la loi."

Selon Challenges, "16 dirigeants du CAC 40 ont touché plus de 4 millions d'euros l'année passée. La moyenne  se situant autour de 3,8 millions d'euros. Parmi les dirigeants qui se situent en haut du panier, on retrouve par exemple Thomas Enders chez Airbus (4.738 millions d'euros, +11%), François-Henri Pinault de Kering (5,315 millions d'euros, +39%) ou Carlos Ghosn chez Renault (7,161 millions d'euros, +174%). Le patron de la marque au losange se place grâce à cette très forte augmentation au pied du podium, juste derrière Olivier Piou de chez Gemalto (7,23 millions, +49%), Jean-Paul Agon de L'Oréal (8,143 millions, -3%) et Christopher Viehbacher de Sanofi (8,252 millions, -5%)."

vendredi 5 décembre 2014

Ce que gagnent vraiment les grands patrons


La société Proxinvest publie son 16ème rapport annuel sur la rémunération des dirigeants des sociétés du SBF 120. Globalement, les salaires des grands patrons augmentent mais les inégalités se creusent.

Alors que les actionnaires des grands groupes français ont pu, pour la première fois cette année, voter la rémunération des dirigeants (« Say On Pay » ), Proxinvest, société de conseil aux investisseurs, publie pour la seizième année consécutive son rapport sur la rémunération des dirigeants. Sa spécificité est de valoriser l’ensemble des formes de rémunération des dirigeants (fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options, actions gratuites de performance, plans d’intéressement en numéraire et autres formes indirectes de rémunération).

L’analyse met en exergue un paradoxe : la rémunération maximale socialement acceptable de Proxinvest (240 SMIC, soit 4,76M€) est désormais dépassée par 18 présidents exécutifs contre seulement 13 en 2012. Malgré cette dérive, la rémunération totale moyenne des présidents exécutifs des 120 plus grandes sociétés françaises cotées n’a augmenté que de 1,2% en 2013 et atteint 2 909 000€.

Concernant les patrons du CAC 40, Le Figaro rapporte qu' "après avoir baissé de plus de 6% en 2012, leur rémunération totale moyenne a encore reculé de 2% l'année dernière. Un grand patron de la Bourse de Paris n'a ainsi touché en moyenne «que» 3,968 millions d'euros," Pour Proxinvest, certains comportements vertueux ainsi que la nouvelle pression de l’Etat actionnaire ont donc eu un impact modérateur qui a contrebalancé les excès de certaines sociétés.

C'est Arnaud Lagardère, gérant associé commandité de Lagardère SCA, qui est cette année en tête du classement avec une rémunération totale de 16,6M€ (+296%), rémunération qui s'explique par la plus-value réalisée lors de la cession d'EADS.

Parmi les dérives notées par Proxinvest, Loïc Dessaint, directeur général, cite notamment le patron de LVMH Bernard Arnault qui, avec une rémunération s'élevant à 11 millions d'euros est le patron le mieux payé du CAC 40. Ce montant s'explique grâce à « des rémunérations variables élevées par rapport à des résultats pas très bons ». Il cite également l’ancien dirigeant d’Havas, David Jones qui a gagné 9,9 millions d’euros et dont l’indemnité de départ de 5,4 millions d’euros « ne semble pas conforme au code Afep-Medef ». Enfin, Chris Viehbacher, qui a empoché 8,6 millions d’euros, est cité car débarqué de Sanofi avec un bonus d'1,7 million d’euros. Enfin, il est à noter qu'entre Bernard Arnault et Henri Proglio, ancien patron d'EDF, qui a gagné 457 000 euros, l’écart de rémunération totale est de 24 fois.

vendredi 14 novembre 2014

Les Français aiment les entreprises et les patrons


Deux récents sondages montrent que le rapport des Français aux entreprises et à leurs patrons est globalement très positif.

Un premier sondage effectué par Opinion Way, intitulé "J'aime ma boite" et publié en octobre dernier démontrait que pas moins de 70% des Français "aiment leur boite". Parmi les résultats marquants : 75% des cadres se sentent chez eux dans leur entreprise et 77% des Français pensent que les meilleurs amis des entreprises sont les salariés eux-mêmes. Petit bémol, les sondés étaient 80% à souhaiter que leur patron prenne en compte les répercussions de leur travail sur leur vie privée.

Selon Opinion Way, ce sondage révèle une affectivité croissante de la part des salariés vis à vis de leur entreprise, en exprimant une demande claire à leur patron et managers de prendre en compte l'équilibre entre leur vie privée et professionnelle. Les Français se sont appropriés leur entreprise et cet élément, selon l'institut d'étude, est tout à fait inédit. Ce sont les salariés de province, les cadres et les 30-44 ans qui représentent le plus cette tendance. Il n'existe pratiquement pas de différence au niveau de la taille de l'entreprise ni de son secteur d'activité. Et si les Français ressentent dans leur grande majorité une bonne ambiance dans leur entreprise, ils l'attribuent à la personnalité de leur patron avant tout, puis à leurs collègues et enfin à eux-mêmes.

Le magazine Capital a publié quant à lui début novembre un sondage en partenariat avec Advent sur la cote des patrons aux yeux des Français. Là encore, les deux-tiers des grands patrons évalués sont notés positivement par les sondés, et en tout état de cause, bien mieux que les représentants de l'Etat. En tête arrive Michel-Edouard Leclerc, avec 74% d'opinion favorable. Est-ce son parcours qui en fait un exemple ou ses négociations avec le gouvernement pour faire bouger les lignes de la grande distribution et défendre le pouvoir d'achat ? Toujours est-il que les Français semblent apprécier les patrons qui "sont partis de rien" pour arriver très haut. Les success stories sont toujours aussi remarquées. Et celles ne Xavier Niel (Free), de Marc Simoncini (Meetic et Sensee) et d'Antoine Granjon (Vente-privée) n'ont pas échappé aux Français qui préfèrent ces figures de self-made man à celles de patrons ancestraux tels que Vincent Bolloré, Bernard Arnault ou Arnaud Lagardère, bien que conservant une majorité d'opinions favorables.

Enfin, le patron-modèle des Français est un étranger. Il s'agit de Bill Gates qui a su concilier un empire et une activité caritative de premier plan grâce à sa fondation humanitaire.

vendredi 19 septembre 2014

Une page se tourne pour Luca Cordero di Montezemolo, le patron de Ferrari

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Luca Cordero di Montezemolo, le patron de Ferrari, s'en va. A compter du 13 octobre prochain, il ne sera plus l'un des patrons les plus emblématiques de l'industrie automobile.

Il a passé 23 années à la tête de la célèbre marque au cheval cabré et son bilan est très positif. A 67 ans, il ne prend pas sa retraite pour autant et, à défaut de rester encore quelques années dans l'entreprise, il reprendra vraisemblablement les commandes d'une autre grande entreprise.

Luca Cordero di Montezemolo est un homme de réseaux et d'influence. Avant de prendre la tête de Ferrari il a travaillé dans plusieurs entreprises et groupes prestigieux, parmi lesquels la banque italienne Unicredit, le chausseur Tod's ou encore Kering et ses filiales de luxe. Il a de plus joué un rôle très important au sein de l'organisation patronale italienne Cofindustria, l'équivalent du Medef en France. Cet homme ne manque donc pas de contacts à la hauteur de ses ambitions.

Il est encore trop tôt pour prédire où et dans quelle entreprise  Luca Cordero di Montezemolo endossera son prochain costume. Certains le voient chez Ford ou General Motors mais, ayant signé une clause de non concurrence jusqu'en 2017, il ne devrait théoriquement pas pouvoir travailler dans l'industrie automobile. Une clause qui, au passage, lui aura rapporté la somme de 13,25 millions d'euros (en plus du parachute doré évalué à 13,25 millions d'euros). D'autres pressentent qu'il pourrait se diriger vers l'aéronautique, en prenant par exemple la tête de la compagnie Alitalia.

Sergio Marchionne, patron du groupe Fiat-Chrysler, maison mère de Ferrari, assurera la présidence de Ferrari à compter du départ de son actuel patron a précisé le communiqué. Le départ de Montezemolo pourrait être lié à l'absence de résultats de Ferrari depuis six ans en Formule 1. Une mauvaise performance que Sergio Marchionne dit ne pouvoir accepter, compte tenu du fait que, selon lui, Ferrari a les meilleurs pilotes du monde. Depuis 1950, Ferrari avait accumulé 15 titres de champion du monde des pilotes et 16 titres de champion du monde des constructeurs.

Pour Luca Cordero di Montezemolo, une période s'achève. Cet industriel italien et aristocrate, né en 1947 et qui a pendant longtemps oeuvré au sein du groupe contrôlé par la célèbre famille Agnelli va donc certainement changer d'univers. A noter qu'en 2009, il a fondé un think tank baptisé Italia Futura, partie intégrante de la coalition Agenda Monti pour l'Italie et qui a présenté un candidat aux élections de 2013 sous le parti Con Monti per l'Italia (Avec Monti pour l'Italie)

mercredi 16 juillet 2014

Les patrons narcissiques sont très bien payés

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Selon un récent article publié dans la revue The Leadership Quarterly, c'est Larry Ellison, le patron d'Oracle, jugé parfois arrogant, qui est le mieux payé au monde avec 77 millions de dollars gagnés en 2013. L'article intitulé "Les patrons narcissiques et les rémunérations des dirigeants" indique que 65 patrons dans le monde ont perçu plus de 20 millions de dollars en 2013.

Narcissisme et extrême assurance

L'article résume une étude menée par plusieurs professeurs d'universités et d'écoles de commerce aux Etats-Unis selon laquelle les patrons qui montrent des traits de caractère de type narcissique comme la dominance, l'extrême assurance, l'égocentrisme et peu d'empathie ont tendance à gagner davantage que ceux qui s'avèrent moins centrés sur eux-mêmes même s'ils se montrent également une grande confiance en eux. A propos des patrons narcissiques, l'un des auteurs, Charles O'Reilly remarque : "Ils n'ont pas grand chose à faire de ce que pensent les gens et, selon la spécificité de leur narcissisme, ils peuvent se montrer impulsifs et manipulateurs."

Pour arriver à ces résultats, Charles O'Reilly et ses collègues ont interrogé des employés de 32 grandes entreprises du secteur technologique car il est reconnu que ce secteur attire des personnes qui sont convaincues de leur propre vision et qui sont prêts à prendre des risques. C'est généralement le cas dans les entreprises de la Silicon Valley. Les employés se sont exprimés sur leur perception quant au caractère de leur patron grâce au questionnaire TIPI (Ten Item Personalité Inventory). Les chercheurs ont également travaillé sur les lettres aux actionnaires et sur les transcriptions d'annonces de résultats, par exemple sur les occurrences du pronom "je". Il en ressort également que le comité de direction est d'accord pour payer cher un patron narcissique car il voit en lui un leader performant. Et sans surprise, plus un patron narcissique reste longtemps à son poste, plus son salaire va grimper rapidement.

Les narcissiques très peu appréciés

Cette situation n'est pas idéale pour l'entreprise car les écarts entre les rémunérations vont s'exacerber entre le patron et le reste des équipes. Les employés deviennent insatisfaits et commencent à quitter l'entreprise. De plus, les patrons narcissiques, du fait de leur faible propension à se faire apprécier, vont à leur tour se séparer facilement de collaborateurs qui pourraient les challenger ou ne pas reconnaitre leur supériorité. Enfin, l'étude fait ressortir que les patrons narcissiques très bien payés ne vont pas spécialement mieux performer que les autres, tout en étant moins prêts à reconnaitre leurs erreurs. Bien entendu, certains patrons narcissiques sont arrivés à hisser leur entreprise très haut sur des marchés, notamment dans le secteur des nouvelles technologies...