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lundi 20 mars 2023

Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes en France persistent mais montrent une tendance à la réduction


Les inégalités salariales entre les hommes et les femmes constituent un problème persistant dans de nombreux pays à travers le monde. Bien que certaines mesures aient été prises pour réduire ces écarts de salaire, la situation demeure préoccupante. Dans cet article, nous examinerons l'état actuel des inégalités salariales entre les sexes en France, en mettant en évidence les progrès réalisés et les défis restants.

Des écarts salariaux importants mais en réduction

Les dernières données de l'Insee montrent que les femmes gagnent en moyenne 13,7 % de moins que les hommes en France, toutes professions confondues. Cette disparité salariale s'explique par plusieurs facteurs, notamment la discrimination directe et indirecte, le choix de carrière, les interruptions de carrière liées à la maternité et les stéréotypes de genre. Malgré cela, il est important de noter que ces écarts salariaux se sont réduits ces dernières années. En effet, depuis 2015, l'écart de salaire entre les sexes a diminué de 1,5 point, passant de 15,2 % à 13,7 % en 2021.

Des progrès dans certains secteurs d'activité

Bien que les inégalités salariales persistent, il convient de souligner que certains secteurs d'activité ont fait des progrès significatifs pour réduire ces écarts. Selon une étude du cabinet Deloitte, les femmes occupent désormais plus de postes de direction en France, passant de 16,6 % en 2017 à 19,5 % en 2021. Cependant, la situation reste préoccupante dans les secteurs traditionnellement masculins, tels que la construction, l'industrie et l'ingénierie, où les femmes continuent de faire face à des obstacles pour accéder à des postes de direction et de haute responsabilité.

Des mesures pour réduire les écarts salariaux

Pour lutter contre les inégalités salariales entre les sexes, de nombreuses mesures ont été mises en place ces dernières années. En France, la loi sur l'égalité professionnelle de 2018 a obligé les entreprises de plus de 50 salariés à mesurer et publier leur indice d'égalité salariale chaque année. Cette mesure vise à encourager les employeurs à examiner les écarts de salaire entre les sexes et à prendre des mesures pour les réduire. De plus, l'Etat a mis en place des dispositifs pour encourager les femmes à s'engager dans des secteurs traditionnellement masculins, tels que les STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques).

Bien que des progrès aient été réalisés pour réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, la situation demeure préoccupante. Les écarts salariaux persistent dans de nombreux secteurs d'activité, notamment dans les secteurs traditionnellement masculins. Pour continuer à réduire ces écarts, il est important que des mesures soient mises en place pour lutter contre la discrimination et les stéréotypes de genre, ainsi que pour encourager les femmes à occuper des postes de direction et de haute responsabilité, ainsi que des secteurs traditionnellement masculins, et pour soutenir les parents dans la conciliation travail-famille afin de réduire les interruptions de carrière liées à la maternité.

 

 

vendredi 2 octobre 2015

Hausse de 6% de la rémunération des dirigeants du CAC 40


La société de conseil en investissement Proxinvest publie la 17ème édition de son rapport sur la Rémunération des Dirigeants des sociétés du SBF 120.

 Alors que les actionnaires des grands groupes français achèvent leur deuxième saison de vote consultatif sur la rémunération des dirigeants (« Say On Pay »), Proxinvest, société de conseil aux investisseurs, publie son dix-septième rapport sur la rémunération des dirigeants de sociétés cotées.

Après deux années de recul, la rémunération totale moyenne des Présidents exécutifs du CAC 40 repasse la barre des quatre millions d’euros pour atteindre 4 210 000€ en 2014, soit une hausse de 6%. Les Présidents exécutifs des sociétés du SBF 80 voient au contraire leur rémunération moyenne baisser de 3% et redescendre à 2 359 000€ après deux années consécutives de hausse.

La structure de rémunération des dirigeants reste court-termiste aux yeux de Proxinvest : 40% des Présidents exécutifs n’ont pas de rémunération à long-terme. En effet, la structure type de rémunération fait toujours la part belle aux rémunérations de court-terme, peu risquées : la moyenne des rémunérations fixes (1 042 000€) et des rémunérations variables annuelles (1 308 000€) restent à des niveaux élevés mais stables dans le CAC 40. La hausse de 6% s’explique principalement par certaines rémunérations exceptionnelles de départ significatives et par le boom des actions gratuites de performance, celles-ci pesant désormais 29,1% de la rémunération d’un Président exécutif du CAC 40 et ayant totalement supplanté les stock-options qui ne pèsent plus que 4,1% de leur rémunération. La Loi Macron favorisant la mise en place de plans d’actions gratuites, il conviendra que le caractère exigeant des conditions de performance sous-jacentes soit mieux démontré par les sociétés dans le futur.

Le rapport Proxinvest analyse en détail les différentes composantes de rémunération des  120 présidents exécutifs du SBF 120 et classe Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, en tête du classement* pour 2014 avec 15,2M€ (+56%). La seconde place du classement Proxinvest revient à Christopher Viehbacher, l’ancien Directeur Général de Sanofi avec 12,5M€ de rémunération totale dont 4 266 390 € en indemnisation de son départ. Bernard Charlès prend la troisième marche du podium avec 11,1 M€.

Pour Proxinvest, l’année 2015 restera marquée par les polémiques liées aux conditions de départ de Michel Combes chez Alcatel-Lucent, Christopher Viehbacher chez Sanofi, Patrick Kron chez Alstom ou encore la prime de bienvenue pour Olivier Brandicourt (Sanofi) qui auront parfois obligé Proxinvest à questionner l’AMF,  signes de l’insuffisance des dispositifs de contrôles actuels.

vendredi 8 mai 2015

Les salaires des patrons du CAC 40 perçus en 2014


Quels sont les patrons les mieux payés du CAC 40 ? La réponse grâce à une étude réalisée par Facta, plateforme spécialisée dans la collecte de données, la vérification des faits (fact checking) et le journalisme de données (data journalism), pour La Tribune.

Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont augmenté en 2014 pour atteindre 153 millions d'euros, soit une hausse de 10,1% par rapport à 2013. A périmètre constant par rapport à l'an dernier, c'est à dire si l'on prend les mêmes entreprises et les mêmes dirigeants, soit 33 sociétés, cette hausse est sensiblement identique, soit de 8,2%. Mais, indique La Tribune, parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires.

L'augmentation des rémunérations fixes n'est que de 5,2% en 2014 (et de 3,1% sur le périmètre comparable). Toutefois, La Tribune note "la multiplication de formules de rémunérations variables « pluri-annuelles », parfois rattachées au moins pour partie à la variation du cours des actions. Ces rémunérations peuvent atteindre des montants élevés, comme chez Axa, Danone ou Renault."

En 2014, la composante de rémunération des patrons qui a le plus augmenté est l'attribution d'actions et d'options, en augmentation de 19,6% par rapport à l'an dernier. Le quotidien l'explique ainsi : "Il semblerait que les entreprises aient d'une certaine façon anticipé le rebond boursier du début 2015, ces instruments étant d'autant plus intéressants à attribuer que les cours de bourse sont encore modérés. En revanche, les attributions d'actions effectuées en 2014 ne pourront pas bénéficier de l'allégement considérable de leur fiscalité prévu par la loi Macron, qui ne s'appliquera qu'aux décisions postérieures à la loi."

Selon Challenges, "16 dirigeants du CAC 40 ont touché plus de 4 millions d'euros l'année passée. La moyenne  se situant autour de 3,8 millions d'euros. Parmi les dirigeants qui se situent en haut du panier, on retrouve par exemple Thomas Enders chez Airbus (4.738 millions d'euros, +11%), François-Henri Pinault de Kering (5,315 millions d'euros, +39%) ou Carlos Ghosn chez Renault (7,161 millions d'euros, +174%). Le patron de la marque au losange se place grâce à cette très forte augmentation au pied du podium, juste derrière Olivier Piou de chez Gemalto (7,23 millions, +49%), Jean-Paul Agon de L'Oréal (8,143 millions, -3%) et Christopher Viehbacher de Sanofi (8,252 millions, -5%)."

vendredi 5 décembre 2014

Ce que gagnent vraiment les grands patrons


La société Proxinvest publie son 16ème rapport annuel sur la rémunération des dirigeants des sociétés du SBF 120. Globalement, les salaires des grands patrons augmentent mais les inégalités se creusent.

Alors que les actionnaires des grands groupes français ont pu, pour la première fois cette année, voter la rémunération des dirigeants (« Say On Pay » ), Proxinvest, société de conseil aux investisseurs, publie pour la seizième année consécutive son rapport sur la rémunération des dirigeants. Sa spécificité est de valoriser l’ensemble des formes de rémunération des dirigeants (fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options, actions gratuites de performance, plans d’intéressement en numéraire et autres formes indirectes de rémunération).

L’analyse met en exergue un paradoxe : la rémunération maximale socialement acceptable de Proxinvest (240 SMIC, soit 4,76M€) est désormais dépassée par 18 présidents exécutifs contre seulement 13 en 2012. Malgré cette dérive, la rémunération totale moyenne des présidents exécutifs des 120 plus grandes sociétés françaises cotées n’a augmenté que de 1,2% en 2013 et atteint 2 909 000€.

Concernant les patrons du CAC 40, Le Figaro rapporte qu' "après avoir baissé de plus de 6% en 2012, leur rémunération totale moyenne a encore reculé de 2% l'année dernière. Un grand patron de la Bourse de Paris n'a ainsi touché en moyenne «que» 3,968 millions d'euros," Pour Proxinvest, certains comportements vertueux ainsi que la nouvelle pression de l’Etat actionnaire ont donc eu un impact modérateur qui a contrebalancé les excès de certaines sociétés.

C'est Arnaud Lagardère, gérant associé commandité de Lagardère SCA, qui est cette année en tête du classement avec une rémunération totale de 16,6M€ (+296%), rémunération qui s'explique par la plus-value réalisée lors de la cession d'EADS.

Parmi les dérives notées par Proxinvest, Loïc Dessaint, directeur général, cite notamment le patron de LVMH Bernard Arnault qui, avec une rémunération s'élevant à 11 millions d'euros est le patron le mieux payé du CAC 40. Ce montant s'explique grâce à « des rémunérations variables élevées par rapport à des résultats pas très bons ». Il cite également l’ancien dirigeant d’Havas, David Jones qui a gagné 9,9 millions d’euros et dont l’indemnité de départ de 5,4 millions d’euros « ne semble pas conforme au code Afep-Medef ». Enfin, Chris Viehbacher, qui a empoché 8,6 millions d’euros, est cité car débarqué de Sanofi avec un bonus d'1,7 million d’euros. Enfin, il est à noter qu'entre Bernard Arnault et Henri Proglio, ancien patron d'EDF, qui a gagné 457 000 euros, l’écart de rémunération totale est de 24 fois.