Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

vendredi 6 mai 2022

Inflation : la flambée des prix des produits alimentaires ne fait que débuter



Les prix des denrées alimentaires et ceux des produits de grande consommation ont connu une hausse rapide et surprenante suite à l’augmentation des prix de l’énergie.  D’une part, elle a été causée par la guerre Russo-Ukrainienne. Une constante qui influe sur le portefeuille des français et qui devrait s’accentuer selon le parisien. Les français vont encore faire preuve de patience et d’endurance face à l’augmentation des prix qui n’est pas encore prête de s’estomper.


Les prix des produits alimentaires emboitent le pas à ceux de l’électricité et du carburant et continuent de façon soutenue leur hausse. Selon une étude de l’information (Ressources Incorporated, un institut d’analyse spécialisé dans la consommation) rapportée par le Parisien, en avril 2022, le prix des produits de grandes consommation a connu une augmentation de 2,9% et celui des produits alimentaires de 3,1%. Une hausse qui est consécutive en partie à l’augmentation des prix de l’énergie, incontournables à la production et au transport de ces produits. Une résultante de la guerre en Ukraine qui, à défaut d’avoir amorcé cette hausse entamée en décembre dernier la renforce sévèrement.


La barre des 5% va être atteinte

 

En temps de crise, les français privilégient certains produits. Ils optent dès que leur pouvoir d’achat diminue pour des aliments basiques moins coûteux mais la tendance ambiante favorise l’augmentation des prix. Telle est l’impression de Pascal Hébel, experte des tendances de consommations. Pour Emily Mayer directrice de business insight à IRI, malheureusement tout indique que la crise ne semble pas prête de s’arrêter, du moins pas pour l’instant. Pour elle cette tendance va s’accentuer. Il faut s’attendre à ce que la flambée des prix des produits de grande consommation atteigne ou dépasse les 5% d’ici le début de l’été.

La mise en place d’un « bouclier stratégique » semble être la solution pour inverser cette tendance selon Michel-Édouard Leclerc. Il s’agit selon lui de repérer et de recenser les 120 articles les plus achetés par les consommateurs et d’user de stratégies pour garantir que ces articles ne soient pas violés et ne bougent pas à partir du 4 mai jusqu’au mois de juillet. En ce qui concerne l’état, le chèque alimentaire dont a fait allusion Emmanuel Macron devrait incessamment entrer en vigueur.   

 

Le GNL américain est-il la solution pour minimiser notre dépendance au gaz russe ?



L’UE et la France sont en quête de solutions pour réduire leur dépendance au gaz russe. Du gaz naturel liquéfié pourrait être la solution provenant des États-Unis et du GNL. Engie a pour autant signer un contrat avec l’entreprise Nextdecade. Mais le seul problème, c’est que le gaz naturel liquéfié est la résultante d’une fracturation hydraulique en d’autres termes une technique bannie sur le vieux continent.


Réduire sa dépendance au gaz russe, c’est en réalité l’un des objectifs de l’Union Européenne depuis le 24 février dernier et le début de la guerre en Ukraine. Les 27 ont décidé d’imposer un embargo sur le pétrole russe à un moment où le besoin se fait sentir de façon cruciale. Le gaz liquéfié en provenance des États-Unis et du GNL pourrait compenser la dépendance au gaz venu de Moscou. Engie, en France a signé il y’a peu, un gros contrat avec l’américain Nextdecade spécialisé dans le GNL.


Annuellement 1,75 millions de tonnes sur 15 ans

 

À partir d’une extraction au Texas, l’entreprise va assurer 1,75 millions de tonnes de GNL par an à Engie sur une période de 15 années. C’est en 2026 que l’approvisionnement commencera véritablement. Notre approvisionnement en gaz doit être sécurisé par un contrat qui prouve la volonté de l’UE et de la France de se démarquer durablement du gaz russe.

Mais le problème c’est que le gaz naturel liquéfié provient d’une fracturation hydraulique, c'est à dire un gaz de schistes, provenant de la roche, un procédé interdit en France parce que taxé de préjudiciable à l’environnement. Un revirement remarquable pour Engie et qui explique la difficulté et la gêne pour la France et l’Europe de trouver des alternatives au gaz russe.


Le gaz russe nous coûte cher

 

Le constat est cependant évident : le gaz russe nous pèse lourdement. L’impérieuse nécessité est donc d’essayer à tout prix de se passer de ces énergies fossiles, ce qui sera utile pour le climat.

La sécurisation de l’approvisionnement des français du côté d’Engie est prioritairement la sécurisation de l’environnement des français. Un commentaire n’a toutefois pas eu lieu de la part du ministère de la transition écologique.  

vendredi 29 avril 2022

Énergies Vertes : l’UE encoure un gros manque de métaux, Un rapport en fait l’alerte




Selon un rapport publié lundi, l’union européenne, pour la transition énergétique a l’urgente obligation d’organiser son approvisionnement en métaux (Lithium, Cobalt, Nickel…).  À défaut de cela poursuit-il, des difficultés risquent de survenir dès 2030, avec des menaces certaines sur ses objectifs en terme d’autonomie comme le climat.


Les chercheurs de l’Université KU Leuven commis par Eurometaux, l’association européenne des producteurs de métaux, ont fait la révélation que; pour remplacer les hydrocarbures et atteindre la neutralité carbone en 2025, l’UE à cette échéance, devra disposer de 35 fois plus de Lithium qu’aujourd’hui, (800.000 tonnes par an).


3.000 tonnes de néodyme, dysprosium, praséodyme…), deux fois plus de nickel, +330 % de cobalt. Des éléments incontournables et irremplaçables pour les équipements de l’avenir (voitures électriques, rotors d’éoliennes, unités de stockages…). Il sera aussi nécessaire d’avoir 33% d’aluminium en plus (4,5 millions de tonnes annuelles), +35% de cuivre, +45% de silicium, +10 à 15% de zinc selon cette estimation inédite des besoins européens. Essentiellement ces calculs se basent sur les projections industrielles prévues sur le continent telles que dans l’auto, les batteries, l’hydrogène. Selon toujours les chercheurs une bonne nouvelle est que d’ici à 2050 le recyclage serait en mesure de couvrir 40 à 75% des besoins si l’Europe investit dans les infrastructures, relève ses taux de recyclage obligatoire et combat efficacement les éventuels problèmes de différentes sortes.


Ils poursuivent que dans l’intervalle, des manques critiques sur les 15 années à venir risquent de créer de grosses difficultés fautes de grandes quantités de métaux qui pourraient étayer son système énergétique décarboné. Les industries européennes pourraient expérimenter des ruptures ou des hausses de prix pouvant gêner la transition énergétique si elles ne sécurisent pas leur approvisionnement sur le long terme

 

Risque de nouvelles dépendance

 

L’Europe est tenue dans les plus brefs délais de décider de la manière dont elle va combler son déficit d’approvisionnement en métaux de premières transformations. De nouvelles dépendances aux fournisseurs non durables risquent de se produire si une stratégie ferme n’est pas adoptée. Visiblement, les chercheurs font écho à l’alerte lancée par l’agence internationale de l’énergie en 2021. Ils invitaient le monde à s’unir et à s’organiser en vue de profiter autant que faire se peut, de ses ressources stratégiques essentiellement réunies dans un petit nombre de pays. Ce qui est constant aujourd’hui, c’est que l’UE dépend essentiellement de la Russie pour des métaux comme l’aluminium, le nickel ou le cuivre.

Le rapport souligne également que pendant les dix prochaines années, la Chine et l’Indonésie vont trôner sur les capacités de raffinages des métaux pour batteries. Il recommande que l’Europe se ligue avec des fournisseurs responsables dans le domaine social et environnemental. Les capacités de recyclage devront être étendues puisque les métaux sont réutilisables, ce qui n’est pas le cas pour les combustibles fossiles. Il faut seulement rappeler que 40% à 55% de l’aluminium, du cuivre et du zinc utilisé en Europe viennent déjà du recyclage.

  

 

Le retour de l’inflation va influer sur le rapport à la dette



Les banques centrales, compte tenu du retour de l’inflation vont penser et pratiquer une augmentation de plus de leur taux. Mais en réalité que pourront être les possibles réactions d’un état conscient de son niveau d’endettement élevé ?


Même si la tendance était forte avant l’entame de la guerre en Ukraine, elle diminuait assez légèrement, compte tenu du retour plus ou moins lent vers un taux de croissance normal après le sursaut de 2021. La politique monétaire, à minima, devait par conséquent être normalisée sans problème pour cause d’un endettement rigoureux, global, et de marchés financiers et immobiliers de très grande valeur. Ceci, en se démarquant étape par étape de la politique d’assouplissement quantitatif, en s’évertuant avec prudence à remonter les taux.


Le risque de surchauffe avait conduit à la nécessité de resserrement dans une certaine mesure, mais aussi le risque d’épuisement de la politique monétaire dans la prévision d’une autre crise. Enfin du risque de développement des bulles, consécutives aux taux bas et persistants comparativement aux taux de croissance.


Les conséquences d’un rebond

 

Le régime inflationniste était de toute évidence en train de muer. Après la survenue il y ‘a quelques mois d’un regain d’inflation, force a été de constater qu’elle était loin d’être transitoire. La Fed de même que la BCE ont été amenées à faire part de leur annonce d’arrêt progressive de leur achat net de titres sur les marchés. Elles ont fait l’annonce de remonter leur taux avec diligence et assez rapidement.

Elles rechignaient de sortir de leur cocon très accommodant compte tenu de l’enjeu et des mêmes raisons que celles citées plus haut. Quant à la BCE, elle devait affronter la question plus sensible et plus délicate de la zone euro malgré les déséquilibres profonds entre pays du sud et pays du nord. De tout temps, hier et aujourd’hui, les états ont un besoin criard d’investissements pour le développement des nouvelles technologies, la réindustrialisation et transition énergétique.  L’objectif de stabilité financière a été secoué par des taux d’intérêt trop bas, en conflit avec celui du financement des nouveaux investissements nécessaires et de solvabilité des états, et même d’acteurs privés qui avaient vu leur endettement augmenter depuis 2000 pour le secteur privé et depuis 2007 pour le secteur public. Pour cause de pandémie, l’endettement a été significativement renforcé.

Haut risque d’emballement perceptible, à défaut de réaction à la mesure du regain d’inflation   

 

De nombreuses voix s’élèvent en zone euro. Pour certains, il était nécessaire d’apporter un changement dans la mise en place des règles budgétaires communes. Il fallait exclure du calcul des obligations indues imposées aussi bien sur les déficits publics que les budgets d’investissements. Souvent cette proposition impliquait l’idée que dans les conditions actuelles, le niveau de la dette publique ne devrait pas créer beaucoup de soucis alors que les banques centrales se chargeraient de combler financièrement les éventuels déficits.


La stagflation crée l’épouvante

 

Aujourd’hui la peur est réelle compte tenu d’un ralentissement de la croissance qui sera d’1 point ou plus visiblement pour cause de guerre en Ukraine, en plus d’une inflation beaucoup plus sévère avant l’annonce de la guerre. Les banques centrales se trouveront alors devant un dilemme encore plus compromettant.


Pour installer la confiance, il faut miser sur une inflation stable et basse. Une dynamique stagflationniste durable et suffisamment forte sera le résultat au cas où l’inflation s’installerait par les indexations des prix au prix, des salaires au prix et des prix au salaire, même avec un ralentissement de la croissance.


Les banques centrales sont obligées de neutraliser à minima, mais avec éveil leur politique monétaire


Les dépenses publiques les plus élevés par rapport au PIB au sein de la zone euro sont affichés depuis longtemps en France. Ces dépenses pourtant, sur certains domaines ne donnent qu’une qualité moyennement en rapport avec les niveaux des dépenses réalisées. Pour preuve, les multiples mesures comparatives de l’OCDE le confirment de façon régulière.


On attribue à la monnaie le fait d’être le fondement du processus de règlement des dettes. Crédibiliser la monnaie, c’est aussi crédibiliser l’efficacité du système de règlement des dettes. Pour Michel Aglietta la confiance dans la monnaie est vitale, c’est l’alpha et l’Omega de la société.

 

 

lundi 25 avril 2022

Offensive spectaculaire d'Elon Musk contre Twitter, La tech dans l'affolement



Pour tenir les rênes du réseau social, l'homme d'affaires mène une bataille de communication très ardue et sans compromis. Cependant, ses méthodes et ses objectifs suscitent beaucoup d'inquiétudes. 

La Sillicon Valley réduite à quia, est en très mauvaise posture. Voilà plusieurs jours qu’Elon Musk essaie de rafler Twitter, même si la direction tente de s’accrocher. Revenons sur une affaire qui empire et fait soulever le plus grand tollé.

C'est en début d'avril qu'Elon Musk a rendu officielle son entrée au capital de Tweeter réalisé au mois de janvier dernier. Il s'est fait le principal actionnaire avec 9,2 % des parts aux autorités américaines de régulation, il a assuré ne pas avoir pour objectif de peser sur les inflexions stratégiques du colosse du web.

Parallèlement, le boss de Tesla et Spacex a eu les allures d'un stroll tout en faisant dans la provocation par ses messages. Il a aussi réclamé un sondage, invitant les internautes à dire s'ils désiraient un  bouton "éditer" pour changer un tweet après publication. Ou encore déclarer que la plateforme était en train de disparaitre après avoir attiré l'attention sur l'inactivité de comptes bien trop populaires.

Étonnamment, il finit par revenir sur sa  décision d'entrer le 11 avril au conseil d'administration de Tweeter puisque c'est son patron Parag Atrawal qui le lui proposait. Le PDG ambitionnait sûrement de le réduire à néant ou du moins l'assujettir. Sans doute aurait-il dû opter à ne pas bénéficier de plus de 15% des actions. 

L'acte théâtral le plus surprenant s'est produit le jeudi 14 avril lorsque Musk  révèle, vouloir in fine racheter Tweeter dans sa totalité pour 43 milliards de dollars, soit un surplus de 38%  par rapport au cours de l'action, au moment où l'offre a été faite.

Adopter une clause protectrice c'est très certainement la contre-attaque de l'entreprise le lendemain. Elle permet de se défendre dans l’absolu, c'est la raison pour laquelle les financiers lui ont donné l'appellation de "pillule empoisonnée». C'est la solution indiquée pour s'opposer contre une OPA hostile.

Dans le cas où un investisseur raflerait plus de 15 % du capital au détriment du conseil d’administration, les autres ont la latitude d'acheter  de nouvelles parts à moindre prix. Ce qui véritablement régule la participation du principal actionnaire. Il est dans ce cas contraint  d'investir beaucoup plus pour s'octroyer le reste. Ceci étant, le conseil d'administration a les coudées franches et beaucoup plus de temps pour avoir un autre acquéreur.

Elon Musk tente vaille que vaille d'être irréprochable. Il recoure à ses inconditionnels sur tweeter pour qu'ils participent une fois de plus à un sondage biaisé pour s'opposer à cette pilule létale. 

Le fondateur de Tweeter Jack Dorsey , pour ne rien détruire , fait preuve d'hostilité contre la direction du service. Cela a été véritablement un disfonctionnement de la compagnie. Le soutien indiscutable des jumeaux Winklevoss, actionnaires de Twitter et d'autres personnalités alliées est acquis à Elon Musk. 

Les sociétés comme Apollo et Thomas Bravo ont montré leur intérêt pour participer à un sondage financier de repreneurs le 18 avril. Toutes des sociétés de capital investissement. L'homme le plus riche du monde en théorie, c'est Elon Musk. Forbes  estime sa fortune à plus de 200 milliards de dollars. Par conséquent il a soit largement les moyens d'obtenir tweeter. A moins qu'il ne soit contraint de vendre des parts dans ses autres sociétés. Il lui est loisible aussi de prélever cet argent de la banque Morgan Stanley qui est prête à le financer. Une autre opportunité est de s'associer avec d'autres partenaires. La publication des résultats financiers de Twitter est prévue le 28 avril prochain, sans doute la fin du suspens.

Influence considérable d'un twitto compulsif

Il est loin de n'être qu'un simple feuilleton technologico-financier, même si l'apparence le fait imaginer. Mitraillant tweeter de ses critiques et autres railleries, Elon Musk a réussi à dresser un très grand nombre d'utilisateurs contre le réseau social,voire à le tourner en ridicule. C'est de Donald Trump, l'ancien président américain dont on se rappelle quand on pense aux méthodes de cet agitateur.  Il réussit à communiquer sans intermédiaire avec son public tout en veillant efficacement sur ses intérêts.

C'est effarant d'imaginer Elon Musk s'offrir Twitter. Il a pour souci, allègue-t-il de défendre la liberté d'expression et le conditionne au retrait de la société de la bourse et la changer en entreprise non cotée.