Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

dimanche 13 octobre 2019

Les français paient 215 euros par an à la SNCF sans le savoir


Les français ne le savent peut être pas encore mais  ils ont contribué au financement de la SNCF à hauteur  de 215 euros. En 2018, avec près de 379 euros pour chacun des 38 millions de foyers, la contribution des français n’a pas été des moindres. Avant même de commencer à payer les billets de train, ils ont donc contribué au financement de la SNCF. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’ex magistrat de la cour des comptes François Ecalle. Ce dernier affirme que d’après les calculs réalisés, le coût de la SNCF pour ce qui est des contribuables et de 14,4 milliards d’euros. Pour le compte de l’année 2018.

Sur ces milliards d’euros, 57%  ont été destinés au cout de fonctionnement  de la SNCF. Il faut préciser que l’État et les autorités régionales ont contribué à hauteur de 3,4 milliards à la SNCF en guise de subventions. Par la suite, les contribuables ont octroyé de manière indirecte 11,6 milliards pour gérer le fonctionnement de la structure ferroviaire. Ce qui veut dire que lorsqu’un voyageur paie un billet de train, le cout réel du voyage est de 20% dans le montant qu’il paye. Le reste de l’argent est destiné au paiement de l’impôt.

De la concurrence en 2020 pour la SNCF


Si ces chiffres semblent impressionnants, la note pourrait être bien plus salée les années à venir. Déjà, l’État a effectué une reprise de dette à la SNCF. Ce qui s’élève à un montant de près de 25 milliards d’euros. Si les calculs sont bien faits, la charge des contribuables devraient encore augmenter d’ici là. Soit près de 500 millions d’euros annuel. Par contre, la dernière réforme mise en place en 2018 devrait pouvoir calmer les choses. Cette réforme était censée réduire les couts qui étaient à la charge des contribuables. De plus, l’ouverture du marché à d’autres opérateurs va mettre fin au monopole de la SNCF. Ce qui sera bien plus avantageux pour les contribuables. Tout simplement parce que du fait de la concurrence, la SNCF sera obligée de réduire ses coûts. Elle devra aussi améliorer la qualité de ses services si elle ne désire pas perdre sa clientèle.

Qu’en sera-t-il des cheminots ?


Très bientôt il sera mis fin aux recrutements des cheminots. Ce qui va entrainer une baisse de la cotisation versée à l’État. De ce fait, ce dernier se verra obligé de baisser le coût de sa subvention d’équilibre. C’est ce qui ressort de l’analyse qui a été menée par François Ecalle via son étude. Toutefois, il rappelle que de nouveaux agents feront leur entrée. Ceux-ci devront donner des cotisations plus élevées. Ce qui entrainera alors très peu de changements pour les couts que payent les contribuables vu qu’il y aura un certain équilibre finalement. Sur un long terme, le régime spécial des cheminots finira par disparaitre. Ce qui entrainera aussi la disparition du cout de ce régime à l’échelle des contribuables. Toutefois, l’on ne sait pas encore si ce cout pourrait apparaitre sous une autre forme.

jeudi 26 septembre 2019

France: stabilité du climat des affaires et dégradation de l’emploi



En France, selon des données publiées mardi par l’Insee, le climat des affaires garde la même dynamique en ce mois d’aout. Ce qui permet nettement aux chefs d’entreprise de garder leur optimisme. Une stabilisation à 105, qui correspond au même niveau qu’au mois de juillet précède. Ce qui correspond à une progression de 0,3% de l’économie française, notamment pour les deux premiers trimestres. Pendant ce temps, le climat de l’emploi ne se porte guère mieux, pire encore il subit même une dégradation, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis septembre 2016.

Le commerce de détail inquiète les chefs d’entreprise

Au niveau du commerce de détail, ce n’est pas par contre le grand optimisme au niveau des chefs d’entreprise. Car le secteur se détériore nettement, passant de 105 à 101 de juillet à aout. Au niveau des services et du bâtiment, il y’a par contre une stabilisation et mieux encore une légère amélioration pour le domaine de l’industrie variant de 101 à 102. Au niveau de ce domaine, il semble alors qu’il n’y a guère de quoi se réjouir dans les perspectives. Les chefs d’entreprise envisagent d’adopter un « rythme soutenu », pour cette année, avec une augmentation de 6% de leurs investissements. Par contre, ils prévoient de revoir à la baisse de 5 points de leurs projections d’investissement relativement aux chiffres du mois d’avril.

Le secteur de l’emploi n’est pas au mieux en France

Au niveau du secteur de l’emploi, le climat n’est pas à l’optimisme. Il a perdu 2 points au mois d’août, ce qui l’emmène à 104 qui représente, depuis septembre 2016, son plus bas niveau. Les statisticiens lient cette détérioration du secteur de l’emploi avec la baisse importante du solde d’opinion lié à l’emploi passé au niveau du commerce de détail. Toutefois, malgré cette forte baisse illustrée par les données sur le chômage, l’activité, elle, vit un coup de frein, ce qui pourrait retarder le rythme de cette dégradation.

La confiance se maintient au niveau des ménages

Apres l’élection présidentielle de 2017 en France, la confiance des ménages avait atteint un sommet, celle-ci s’est grandement détériorée. Durant l’année 2018, elle a chuté à un bas niveau pour se situer à 87. Alors depuis janvier 2019, la défiance semble passer et l’indicateur de confiance des ménages n’arrête guère de s’accroitre et a pu atteindre un niveau à 101 jusqu’ici jamais égalé depuis février 2018.




La guerre commerciale impacte l’activité manufacturière aux Etats-Unis


Aux Etats-Unis, la guerre commerciale n’a pas tardé à révéler ses premières conséquences. En effet, d’après l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM), publiée mardi, la guerre commerciale qui pèse sur les entreprises à de nombreuses conséquences. En effet, pour la première fois depuis 2016 aux USA, la croissance de l’activité manufacturière a subi une contraction alors qu’il y’avait une baisse importante des nouvelles commandes et recrutements. Ces données publiées par cet indicateur très réputé des investisseurs ont attisé les craintes de récession au niveau de Wall Street. Les statistiques montrent en même temps la faible hausse des dépenses de construction en juillet.

L’industrie manufacturière américaine commence à se contracter


Pour le chef économiste de Naroff Economic Advisors, Joel Naroff, la contraction de l’activité manufacturière américaine pousse les ménages à continuer de dépenser. L’indice ISM de ce secteur s’est réduit à 49,1 au mois d’aout, contre 51,2 au mois de juillet. Il s’agit là d’une première pour cet indice qui, pour la première fois depuis aout 2016, passe sous la barre de 50 confirmant ainsi la contraction de l’industrie manufacturière qui occupe près de 12 % de l’économie américaine. D’après l’ISM, cela provoque une importante baisse au niveau de la confiance des entreprises. L’indicateur poursuit que le problème majeur demeure le commerce international, comme en témoigne la contraction notoire relatives aux nouvelles commandes à l’export.

L’emploi, sous la menace du ralentissement


De manière générale, le sous-indice relatif aux nouvelles commandes a connu une baisse à 47,2 en août, plus bas niveau depuis 2012, contre 50,8 en juillet. Quant à l’emploi, son sous-indice a reculé à 47,4 au mois d’août, plus bas niveau depuis mars 2016, contre 51,7 au mois de juillet. Ce recule fait planer une baisse au niveau des effectifs du domaine industriel au mois d’août. Déjà en juillet, les entreprises de ce secteur manufacturier ont revu à la baisse les horaires de travail ainsi que les volumes d’heures supplémentaires. Le département du Travail doit rendre public vendredi son rapport mensuel relatif à l’emploi. L’enquête menée par l’ISM représente donc un avertissement concernant l’incertitude qui pèse sur l’industrie manufacturière, relative aux droits de douane et du commerce international. Il s’agit également d’un risque considérable pour la croissance d’après le chef économiste de RDQ Economics, John Ryding. Le département du Commerce a publié un rapport distinct qui montre une augmentation, en juillet, de 0,1% au niveau des dépenses de construction, alors que le consensus Reuters en attendait 0,3%.


mercredi 7 août 2019

LSE se lance dans une opération complexe de rachat de Refinitiv



Cette semaine devrait être un moment important pour LSE (London Stock Exchange) avec l’annonce prévue du rachat du fournisseur d’informations, de données et d’analyses au domaine financier, Refinitiv pour le nommer. Toutefois, il s’agit d’une opération complexe à 27 milliards de dollars (dette incluse) qui devraient, avant toute finalisation, être minutieusement scrutés par les autorités de la concurrence avant de pouvoir être finalisée, d’après quatre (4) sources à Reuters. L’opérateur de la Bourse de Londres voit ainsi, vers 12h45, son action bondir à quelque 15% à 6,492 pence, suite à un stade record de 6,562 pence, correspondant à la seconde plus importante hausse du Footsie, qui gagnait 1,8% à ce niveau.

Une annonce officielle attendue cette semaine


Refinitiv est un groupe sous le contrôle du fonds américain Blackstone. Ce dernier a acquis l’année passée 55% de participation au niveau de Refinitiv, lors d’une opération de 20 milliards de dollars, dette incluse. Les négociations actuelles entre LSE, Blackstone et Thomson Reuters, sont bien parties pour aboutir à un accord. Ce qui permet de prévoir une annonce officielle qui pourrait se faire dès ce 1er août lorsque LSE aura à présenter ses résultats semestriels. À ce niveau, aucun commentaire n’est sorti des représentants de LSE, Blackstone, Thomson Reuters et Refinitiv. Avec cette fusion, l’opérateur boursier LSE pourrait accroitre fortement son segment de services financiers sur laquelle il essaie de se baser pour obtenir une source solide et durable de trésorerie comparativement à ses autres activités de compensation et de plateforme d’échanges.

De nombreux écueils à surmonter malgré tout


Pour arriver à terme, l’opération devra faire face à de multiples écueils. Un examen rigoureux devrait être lancé en Europe et aux États-Unis par les Autorités de la concurrence. Cela pourrait aller jusqu’à 18 mois. Une enquête dite phase II devrait aussi être ouverte par l’UE dans le cas où les autorités appréhendent un effet important sur la concurrence notamment sur le coût des données financières. Également, de nombreuses périodes d’incessibilité de titres se mettront sur le chemin de Blackstone et des autres actionnaires de Refinitiv, selon le temps que prendront les enquêtes antitrust. En outre, il faut noter que Thomson Reuters a annoncé vendredi, qu’en cas d’accord avec LSE, il n’y aura pas de changement sur l’accord sur 30 ans, concernant la fourniture de contenus à Refinitiv de la part de Reuters News. L’année passée, Blackstone a accepté de garantir une hausse de 45% à 47,6% à Thomson Reuters dans sa participation dans Refinitiv, dans le cas où certains objectifs sont réalisés.




Contournement de la Taxe GAFA : Mounir Mahjoubi dénonce la stratégie d'Amazon en France



Le député LREM de Paris Mounir Mahjoubi s’insurge contre la décision prise par Amazon France pour esquiver la taxe GAFA. En effet, le député a tout récemment accordé une interview au journal parisien où il dénonce cette pratique action d’Amazon France de refléter la taxe GAFA au niveau de ses tarifs aux entreprises locales. Pour rappel Mounir Mahjoubi fait partie en même temps d’un Comité délégué par les parlementaires dans le volet d’une enquête concernant l’état et les actions de la grande distribution pour ce qui est de ses relations commerciales avec les fournisseurs en France.

La GAFA, une imposition sur le chiffre d’affaires


La taxe GAFA est, pour rappeler, cette taxe, définitivement adoptée par le Sénat français, le 11 juillet dernier. Il s’agit d’une imposition des entreprises de grande envergure du domaine des technologies, sur les chiffres d’affaires et non sur le bénéfice, généralement raffermi au niveau des pays disposant d’une fiscalité très faible. La taxe GAFA est adoptée, le temps que les règles s’harmonisent au niveau de l’OCDE. Toutefois, cette loi ne fait pas des heureux partout, les Américains l’ont énormément controversée. Ceux-ci la considèrent comme extrêmement discriminatoire vis-à-vis des multinationales établies aux États-Unis. Cela a d’ailleurs fait réagir le Président Trump qui a brandi la menace d’une riposte avec, en retour, une taxe sur le vin français fourni à son pays. La succursale d’Amazon en France a décidé de contourner cette taxe en la répercutant sur les tarifs des services fournis aux entreprises françaises qui utilisent sa plateforme web.

Une « stratégie inacceptable » selon Mounir Mahjoubi


Tout en dénonçant cette décision, le député LREM de Paris, n’est nullement surpris par cette action du géant américain de la vente en ligne, en France. En effet, les antécédents d’Amazon le confirment, l’an dernier, il s’était opposé à la signature d’une charte de bonne conduite à l’égard des entreprises françaises. Le député dénonce le comportement « arrogant et cynique » du directeur général d’Amazon France, Fréderic Duval, lors d’une audition devant la commission mandatée par l’Assemblée nationale. Il poursuit en déclarant que Fréderic Duval avait minutieusement préparé son audition, passant tout son temps à éviter les questions qui lui étaient posées. L’ancien secrétaire d’État au numérique, a, en outre, affirmé, avoir fait la saisine du président de l’Assemblée nationale ainsi que de la commission d’enquête parlementaire. Pour Mounir Mahjoubi, l’objectif n’est pas de démanteler le géant américain en France ou de lui infliger une condamnation, mais de le pousser à respecter ses obligations avec ses partenaires, tant fiscale que commerciale.