Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

jeudi 26 mai 2022

Inflation, quelles en sont les causes réelles ?



Après 10 bonnes années de répit, voilà que ressurgit l’inflation et prête à durer. Un avènement d’autant plus impactant que personne ne s’y attendait. L’inflation depuis une dizaine d’années était à un niveau relativement bas, en deçà même des objectifs que la majorité des Banques centrales des pays développés s’était fixée. Que n’ont-elles pas faits, y compris en usant de moyens jamais expérimentés auparavant, pour faire monter le taux d’inflation, mais c’était peine perdue. Sans crier gare, l’inflation est réapparue et la question du pouvoir d’achat est le plus grand souci de tous. Comme on peut s’y attendre, les débats sur les facteurs favorisants risquent d’être très difficiles.

Quatre thèses peuvent être valables

Il y’a ceux qui avaient sonné l’alerte depuis des années. Ils n’étaient pas indifférents au fait que les Banques centrales multipliaient la quantité de monnaie qu’elles créent par deux, puis quatre et plus en quelques années (aux États-Unis et dans la zone euro, on en est à plus de sept depuis début 2008. Elles prédisaient tous les ans une inflation très forte. On peut dire aujourd’hui que leur conviction profonde a eu du répondant, l’inflation est bien là, présente.

Il y’a ceux qui réfléchissent autrement et voient d’un autre œil. Ils soutiennent que ce sont les gouvernements, pas les banques centrales qui sont en cause, ils ont emprunté des sommes colossales pour donner des aides aux particuliers et aux entreprises. C’est tout naturel par conséquent que les prix augmentent, la triste réalité est qu’ils sont les seuls à avoir vu venir.


De nombreuses industries extractrices ont subi la lenteur du redémarrage de l’offre  


Il y’a ceux qui ne tarissent pas d’arguments pour affirmer que cette surenchère était imprévisible. Ils nous servent des arguments à la limite solide, des goulots d’étranglement dans les longues chaines de production, impliquant les plus grands producteurs disséminés partout dans le monde, ils évoquent également la montée des prix des matières premières comme le gaz et le pétrole qui influencent les prix des autres produits.

Aujourd’hui il y’a la guerre en Ukraine qui impacte négativement les livraisons d’huile de tournesol et de céréales.  L’offre s’amenuise mais les prix augmentent.

Les banques centrales ont estimé que tout ceci allait s’arrêter, que l’inflation serait temporaire, c’était plausible évidemment mais pas pour autant certain. Elles ont commis deux erreurs, la première a été le fait de penser que les salaires aller rester stables. Pourtant, inflation est synonyme de diminution ou perte de pouvoir d’achat pour les employés.

La deuxième erreur a été le défaut de prudence ou de modestie. Face à une situation exceptionnelle, les prévisions économiques sont inhabituellement instables et fragiles.  Les banques centrales auraient été plus que prudents de travailler sur plusieurs scenarios.

Celles des pays développés semblent déterminées à mitiger l’inflation, la faire redescendre avant qu’elle ne s’enlise. La Chine qui pourvoie le monde en produits intermédiaires, doit aussi jouer sa part dans la situation, sa politique zéro Covid à négativement impacté des milliers d’entreprises.

À présent que l’hypothèse d’une inflation strictement passagère s’est volatilisée, qu’elle suite peut-on prévoir ? Au-delà du rôle des politiques budgétaires et des imprévus dans une durée de deux ou trois ans, c’est la politique monétaire qui va jouer le rôle principal. En tout cas l’initiative de réduire la masse monétaire à l’effet d’éviter le risque d’un envol du crédit pourrait fragiliser les marchés financiers et faire planer le spectre d’une nouvelle crise.

Ce que personne ne révoque en doute, c’est le fait que nous sommes de plein pied dans une nouvelle époque en matière d’inflation et de politique monétaire.  

 

 

jeudi 12 mai 2022

Aux États-Unis la Silicon Valley envisage de lancer des taxis des airs électriques et sans pilote

 



De nombreuses entreprises ambitionnent   de pouvoir mettre en service dans un délai de 10 ans au plus tard de petits avions électriques commandés par l’intelligence artificielle qui impacteront positivement le trafic au sol.

Un panorama digne de la science-fiction. Dans les toutes prochaines années, le rêve de la Silicon Valley est de créer de petits avions électriques pilotés par l’intelligence artificielle. Ces types d’appareils survoleront les petites villes pour transporter leurs passagers d’un « vertiport » à un autre.

La prédiction de Marc Piette, fondateur de Xwing une start-up spécialisée dans les technologies autonomes pour l’aviation est qu’on va être témoin de réseaux de taxis aériens électriques, régionaux ou longues distances.


Un changement attendu dans le paysage

 

Elles sont nombreuses ces entreprises californiennes qui se préparent et attendent impatiemment ce futur de la mobilité, une solution aux embouteillages et à la pollution. Dans la baie de San Francisco et dans un hangar de Concord, Xwing est concentré et tout acquis aux facteurs de l’équation la plus déroutante : réussir la prouesse que n’importe quel avion, aéroplane ou avion à décollage et atterrissage vertical (VTOL), à carburant fossile ou électrique, puisse rouler, décoller, voler et atterrir de lui-même.

Des appareils révolutionnaires dans l’absolu ; ils pourront parler aux passagers. « Système de pilotage automatique enclenché », c’est ce qu’entend Ryan Olson, une fois aux commandes, prêt pour un voyage où il se gardera de toucher au tableau de bord ou au joystick, comme un instructeur avec un travail bien avancé.

Les eVTOL d’Archer et de Joby sont semblables à des hélicoptères mais avec une aile et plusieurs hélices. Ils espèrent lancer leur premier service de taxis aériens d’ici fin 2024. Archer a été sollicité par United Airlines pour une précommande de 200 véhicules.


À Uber, le ciel !


Louise Bristow estime à 10 ans le temps nécessaire pour avoir suffisamment d’appareils en service pour amener les gens à se déplacer ainsi et à ressentir une vraie différence dans les villes. C’est ce qui lui fait dire « nous construisons le Uber du ciel ».  Scott Drennan, un consultant en nouvelle mobilité urbaine estime que ses visions sont en train de se réaliser grâce à l’apport conjugué de trois technologies : l’énergie électrique, les capacités informatiques et les systèmes d’autonomie. 

 

À cause du Covid les exportations font du surplace en chine

En avril un sérieux ralenti a été noté dans les exportations chinoises alors qu’en revanche les importations se sont poursuivies. Pendant ce laps de temps les mesures sanitaires face aux Covid ont mis un coup de frein à la production des sociétés, bloqué les chaînes d’approvisionnement et minimisé la demande intérieure.



Les exportations chinoises souffrent sous le poids du blocage. Une hausse de 3,9% des exportations de la chine en avril connait un relatif ralentissement puisqu’il est question de l’augmentation la plus faible depuis juin 2000 (+0,5 %). Ceci intervient à un moment où le confinement de Shanghai met la pression sur l’activité économique. En considérant le mois d’avril, période au cours de laquelle elle avait évolué de 14,7%, c’est une grande différence qui a été notée.


Certains analystes cependant faisaient des projections et tablaient sur une hausse de 3,2 %. Pékin a eu à imposer des mesures restrictives sanitaires sans précédent pour répliquer à la résurgence du coronavirus, mais cela n’a pas été sans conséquences : des blocages et des perturbations ont été notés dans les ports et sur les autoroutes du pays. De nombreuses activités ont souffert dans plusieurs villes et le carrefour commercial Shanghai ne fait pas exception. L’étreinte de la métropole qui semble têtue met à mal l’activité du pays et les circuits d’approvisionnements mondiaux alors qu’ironie du sort, les présages d’un confinement se profilent à l’horizon.


Montrant une amélioration suite au recul de 0,1% en mars et l’emportant sur le consensus qui équivalait à -3,0 % les importations ont gardé le statuquo. Après une paralysie presque totale de l’activité pendant la première vague épidémique depuis 2020, les importations de la chine un an plutôt, avaient connu un sursaut de 43,1% dans un processus de rattrapage économique. Des analystes anticipaient un excédent de 50,65 milliards de dollars alors que la balance commerciale de la Chine affichait 51,12 milliards de dollars.


En 2022 Pékin prévoit une croissance de 5,5%


Bien que reconnaissant une stratégie antivirus onéreuse, la Chine soutient de son mieux les activités de croissance qui ont du plomb dans l’aile. Les puissantes entreprises du numérique choquées depuis le brutal bouleversement du secteur fin 2020 ont eu à recevoir le signal rassurant de la part du pouvoir chinois. En prenant la décision de lever de nouvelles restrictions qui gênent son développement, Pékin donne du répit aux secteurs technologiques afin d’alléger la pression sur l’économie.

vendredi 6 mai 2022

Inflation : la flambée des prix des produits alimentaires ne fait que débuter



Les prix des denrées alimentaires et ceux des produits de grande consommation ont connu une hausse rapide et surprenante suite à l’augmentation des prix de l’énergie.  D’une part, elle a été causée par la guerre Russo-Ukrainienne. Une constante qui influe sur le portefeuille des français et qui devrait s’accentuer selon le parisien. Les français vont encore faire preuve de patience et d’endurance face à l’augmentation des prix qui n’est pas encore prête de s’estomper.


Les prix des produits alimentaires emboitent le pas à ceux de l’électricité et du carburant et continuent de façon soutenue leur hausse. Selon une étude de l’information (Ressources Incorporated, un institut d’analyse spécialisé dans la consommation) rapportée par le Parisien, en avril 2022, le prix des produits de grandes consommation a connu une augmentation de 2,9% et celui des produits alimentaires de 3,1%. Une hausse qui est consécutive en partie à l’augmentation des prix de l’énergie, incontournables à la production et au transport de ces produits. Une résultante de la guerre en Ukraine qui, à défaut d’avoir amorcé cette hausse entamée en décembre dernier la renforce sévèrement.


La barre des 5% va être atteinte

 

En temps de crise, les français privilégient certains produits. Ils optent dès que leur pouvoir d’achat diminue pour des aliments basiques moins coûteux mais la tendance ambiante favorise l’augmentation des prix. Telle est l’impression de Pascal Hébel, experte des tendances de consommations. Pour Emily Mayer directrice de business insight à IRI, malheureusement tout indique que la crise ne semble pas prête de s’arrêter, du moins pas pour l’instant. Pour elle cette tendance va s’accentuer. Il faut s’attendre à ce que la flambée des prix des produits de grande consommation atteigne ou dépasse les 5% d’ici le début de l’été.

La mise en place d’un « bouclier stratégique » semble être la solution pour inverser cette tendance selon Michel-Édouard Leclerc. Il s’agit selon lui de repérer et de recenser les 120 articles les plus achetés par les consommateurs et d’user de stratégies pour garantir que ces articles ne soient pas violés et ne bougent pas à partir du 4 mai jusqu’au mois de juillet. En ce qui concerne l’état, le chèque alimentaire dont a fait allusion Emmanuel Macron devrait incessamment entrer en vigueur.   

 

Le GNL américain est-il la solution pour minimiser notre dépendance au gaz russe ?



L’UE et la France sont en quête de solutions pour réduire leur dépendance au gaz russe. Du gaz naturel liquéfié pourrait être la solution provenant des États-Unis et du GNL. Engie a pour autant signer un contrat avec l’entreprise Nextdecade. Mais le seul problème, c’est que le gaz naturel liquéfié est la résultante d’une fracturation hydraulique en d’autres termes une technique bannie sur le vieux continent.


Réduire sa dépendance au gaz russe, c’est en réalité l’un des objectifs de l’Union Européenne depuis le 24 février dernier et le début de la guerre en Ukraine. Les 27 ont décidé d’imposer un embargo sur le pétrole russe à un moment où le besoin se fait sentir de façon cruciale. Le gaz liquéfié en provenance des États-Unis et du GNL pourrait compenser la dépendance au gaz venu de Moscou. Engie, en France a signé il y’a peu, un gros contrat avec l’américain Nextdecade spécialisé dans le GNL.


Annuellement 1,75 millions de tonnes sur 15 ans

 

À partir d’une extraction au Texas, l’entreprise va assurer 1,75 millions de tonnes de GNL par an à Engie sur une période de 15 années. C’est en 2026 que l’approvisionnement commencera véritablement. Notre approvisionnement en gaz doit être sécurisé par un contrat qui prouve la volonté de l’UE et de la France de se démarquer durablement du gaz russe.

Mais le problème c’est que le gaz naturel liquéfié provient d’une fracturation hydraulique, c'est à dire un gaz de schistes, provenant de la roche, un procédé interdit en France parce que taxé de préjudiciable à l’environnement. Un revirement remarquable pour Engie et qui explique la difficulté et la gêne pour la France et l’Europe de trouver des alternatives au gaz russe.


Le gaz russe nous coûte cher

 

Le constat est cependant évident : le gaz russe nous pèse lourdement. L’impérieuse nécessité est donc d’essayer à tout prix de se passer de ces énergies fossiles, ce qui sera utile pour le climat.

La sécurisation de l’approvisionnement des français du côté d’Engie est prioritairement la sécurisation de l’environnement des français. Un commentaire n’a toutefois pas eu lieu de la part du ministère de la transition écologique.