Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

Affichage des articles dont le libellé est Gaz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gaz. Afficher tous les articles

lundi 3 juin 2024

Après le pétrole et le gaz, la Russie pèse sur l'approvisionnement en blé



Depuis avril, les prix du blé connaissent une hausse significative, augmentant de 30% en quelques semaines, selon Zone Bourse. Pour les consommateurs, déjà impactés par les répercussions économiques de la guerre en Ukraine, cette augmentation est une charge lourde. L'Ukraine, autrefois le "grenier" de l'Europe, voit sa production de blé diminuée. La semaine passée, le Conseil international des céréales (CIC) a constaté une baisse globale de 3 millions de tonnes par rapport au mois précédent, en grande partie attribuée aux mauvaises conditions météorologiques. Cependant, les observateurs craignent également l'influence croissante de la Russie sur le marché du blé, Moscou ayant déjà démontré sa volonté de manipuler l'approvisionnement énergétique de l'Occident. Cette stratégie semble maintenant s'étendre à l'industrie céréalière russe.

Le contrôle de la Russie sur l'industrie céréalière

La Russie intensifie ses efforts pour contrôler son industrie céréalière. Selon Bloomberg, les principaux négociants occidentaux, comme Cargill Inc., Viterra et Louis Dreyfus Co., ont quitté le marché russe, laissant place à des entreprises proches du pouvoir russe. Aujourd'hui, quatre entreprises contrôlent trois quarts des exportations de céréales des terminaux russes de la mer Noire, contre 45% il y a six ans.

Cette mainmise de l'État russe inquiète les vendeurs et les pays dépendants du blé russe. "La Russie n’a jamais autant pesé qu’aujourd’hui" sur ce marché, selon Sébastien Blis, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et directeur du club Demeter. En 2023, la Russie a exporté 50 millions de tonnes de blé, représentant 25 % du marché mondial. L'Ukraine, ayant exporté moins de blé, a vu la Russie augmenter sa part de marché, entraînant une "russification du marché mondial".

Les conséquences pour les marchés mondiaux

Bien que la Russie n'ait pas encore perturbé notablement ses propres approvisionnements en blé, comme elle l'a fait avec le gaz en 2022, son influence reste sous surveillance. Le marché russe, désormais dominé par des acteurs locaux, manque de transparence sur les volumes et l'état des récoltes. En raison du manque de personnel sur place, le ministère américain de l'Agriculture se fie principalement aux images satellites pour ses prévisions de récolte, qui peuvent ne pas détecter tous les dégâts. La météo en Europe et en Russie a été défavorable, oscillant entre sécheresse et gel, ce qui a conduit le Conseil international des céréales à prévoir une baisse de 6% de la production de blé russe cette année.

Un impact global

La raréfaction des ressources entraîne une augmentation des prix. Dennis Voznesenski, analyste à la Commonwealth Bank, rappelle que "la Russie, source du blé le moins cher au monde, fait face à des déficits de production et les prix russes augmentent". Cependant, l'amélioration des perspectives des récoltes américaines pourrait atténuer ces effets.

L'Europe, presque sevrée du gaz naturel russe, dépend déjà du gaz naturel liquéfié (GNL) américain pour son chauffage. Elle pourrait désormais devoir compter sur les États-Unis pour remplir ses assiettes.

mercredi 23 août 2023

Hausse du Prix du Gaz : Tensions en Australie et Impact Économique


La flambée des prix du gaz suscite des inquiétudes à l'échelle mondiale, et l'Australie est actuellement au cœur de cette tendance. Cet article explore les facteurs derrière cette augmentation et les risques de grève en Australie qui contribuent à cette hausse.

Pression sur le Marché du Gaz

La demande croissante en gaz naturel liquéfié (GNL) combinée à des problèmes d'approvisionnement a entraîné une augmentation significative des prix du gaz. Cette pression est exacerbée par des facteurs géopolitiques et environnementaux.

Les inquiétudes concernant une grève imminente des travailleurs de l'industrie du gaz en Australie ont alimenté les craintes quant à l'approvisionnement en gaz. Une telle grève pourrait perturber davantage l'offre mondiale et intensifier la hausse des prix.

La flambée des prix du gaz a des répercussions économiques importantes, en particulier sur les industries dépendantes du gaz pour leur production et leur fonctionnement. Les coûts de production plus élevés peuvent se traduire par des prix plus élevés pour les consommateurs finaux.

Impact sur les Marchés Énergétiques

L'augmentation des prix du gaz a également un impact sur les marchés énergétiques, car de nombreuses centrales électriques fonctionnent au gaz. La hausse des coûts de gaz peut influencer la stabilité des prix de l'électricité.

Face à cette situation, les pays et les entreprises cherchent des solutions pour atténuer les effets de la flambée des prix du gaz. Les investissements dans les énergies renouvelables et les technologies alternatives sont de plus en plus à l'ordre du jour.

Les experts et les analystes appellent à une plus grande stabilité sur le marché mondial du gaz. Des stratégies à long terme sont nécessaires pour garantir l'approvisionnement en gaz et atténuer les impacts économiques.

La flambée des prix du gaz due aux risques de grève en Australie souligne la fragilité de l'approvisionnement en gaz à l'échelle mondiale. Cette situation rappelle l'importance d'investir dans des sources d'énergie alternatives et de mettre en place des mesures pour assurer la stabilité des marchés énergétiques.

 

vendredi 18 février 2022

La situation du gaz en France



La production de gaz naturel en France représente moins de 1 % de notre consommation quand les 99 % restants sont importés. La situation de l'approvisionnement se présente ainsi avec la Norvège comme premier fournisseur du pays, représentant plus du tiers des importations. 

Suivie de la Russie  avec un approvisionnement selon Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) de l'ordre de 17%. Ce qui est assez singulier par rapport à nombre de pays de l'Union européenne où la Russie est le premier fournisseur de gaz avec notamment le voisin allemand qui émarge à 55 % d'importations. Au total, le tiers du gaz consommé dans l’Union provient de la Russie et le deuxième fournisseur de l’UE est la Norvège. 


ITINÉRAIRE DU GAZ

 

L’approvisionnement se fait principalement par des gazoducs, de gros tuyaux dans lesquels le gaz circule à haute pression.

La France dispose de son propre réseau en interne, avec une majeure partie du territoire gérée par GRTgaz et détenu à 60 % par Engie pour 32 000 km de canalisations. Cinq points de connexion relient les gazoducs français à ceux de nos voisins comme la Norvège qui est raccordée à la France par un gazoduc de 840 km, jusqu'à Dunkerque. 

C'est une démarche de gestion autonome qui est entreprise au sein des pays en confiant l'exploitation de son réseau à un gestionnaire indépendant.

Selon Catherine Locatelli, chercheure au CNRS, à l’université de Grenoble, les compagnies gazières, comme le russe Gazprom, sont propriétaires d'infrastructures jusqu’à l’entrée dans l’Union européenne.

 

L’ALTERNATIVE MARITIME

 

L'autre voie d'arrivée du gaz est la mer. Avec un conditionnement particulier afin de transformer le gaz en Gaz Naturel Liquéfié (GNL)  notamment un refroidissement à -160 degrés d'après Francis Perrin.

Ainsi son volume qui est divisé par 600 va pouvoir être acheminé vers des méthaniers qui sont des navires destinés au transport du GNL, accostés dans quatre terminaux;  deux à Fos, près de Marseille, un troisième à Dunkerque et le dernier à Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. 

Les terminaux méthaniers sont aussi équipés d’usines qui regazéifient le GNL, afin de l’injecter dans les gazoducs en France complète Francis Perrin.

La voie maritime représente près de la moitié de notre approvisionnement et donne de la souplesse, en terme de diversification des sources d’importations. 

 

samedi 15 janvier 2022

Dopés au gaz fossile les États-Unis ravitaillent l’Europe en énergie



Avec la pandémie, l’activité économique et commerciale a beaucoup été perturbée. Ainsi, les hydrocarbures énergétiques n’ont pas été en reste avec des prix qui ne font qu’augmenter. Beaucoup s'interrogent ainsi sur l’avenir de ce carburant indispensable. En effet, avec la récente reprise économique, la demande est en hausse. Ce qui fait que les prix flambent, en raison du fait que les pays exportateurs, réduisent l’accroissement de la production. C’est ce qui fait que les États-Unis ont adopté récemment une stratégie visant à ravitailler l’Europe en énergie. Avant, des pays comme la France était parmi les plus importants pays qui exportent ces ressources rares. Toutefois, depuis quelque temps cela n’est plus le cas en raison même la production de suffit plus. Ainsi, la semaine prochaine, les pays européens vont exporter de l’énergie.  Dans les lignes qui vont suivre nous allons vous donner davantage de détails sur cette situation qui risque très difficile pour plus d’un.

Une politique américaine ambitieuse

Les États-Unis, avec à sa tête le président Joe Biden, affiche depuis quelques temps des politiques climatiques ambitieuses avec une production et des exportations records de gaz en 2021 et plus de trente navires qui voyagent en direction de l’Europe. Cela intervient à un moment où l'Europe est plus que jamais dépendante de cette source d’énergie qui est très concentrée  et en mauvais gaz à effet de serre. La résistance des hydrocarbures dans la transition énergétique vers les renouvelables a été magnifiée lors du Congrès mondial du pétrole qui s’est tenu récemment au Texas.

Une dépendance du gaz de plus en plus importante

La fracturation hydraulique aux États-Unis est devenue la pire technologie pour l’environnement. Cela a permis de relancer la production  dans les années 2000. Cela est aussi le cas en Europe ou on note que la commission est sur le point de valider une part de gaz fossile dans sa liste d’investissements qui lui sont propres. Cela a été surtout accentué par le fait que partout, les lobbys ont réussi à imposer le gaz comme une énergie de transition et cela dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. C’est ce qui fait qu’en Europe en 2020, plus de 39 % des nouveaux bâtiments qui sont construits en Allemagne ont été parfaitement équipés pour le gaz.  Le commerce de ces denrées rares est plus qu'important.