Lumière sur Steve Ballmer, lieutenant tonitruant de Bill Gates

Steve Ballmer est à la tête de Microsoft depuis 2000 après le retrait de son fondateur, Bill Gates.

Wolfgang Schreiber, PDG de Bugatti, et la persistance du luxe automobile français

Bugatti reste une référence dans le monde de l'automobile. Auréolée par plus de 10 000 victoires en course, un record jamais égalé, cette firme tricolore basée à Molsheim, en Alsace, incarne aujourd'hui encore cet esprit de sportivité et de faste hérités de son flamboyant passé.

L'efficacité énergétique selon Gilles Schnepp, PDG de Legrand

Legrand est un acteur important dans la domotique et les équipements électriques des bâtiments.

Yahoo! et la croissance externe à marche forcée

Pour la première fois depuis deux ans, l’entreprise californienne devance son grand rival Google.

Alain Pons et les ambitions de Deloitte

L’arrivée d’Alain Pons à la présidence de la direction générale de Deloitte France en juin 2010 a changé les perspectives du très réputé cabinet d’audit.

lundi 8 août 2022

Énergies renouvelables : le gouvernement apporte à la filière un secours inestimable



Des mesures appropriées et d’urgence pour soutenir les projets solaires éoliens ou de biomasse menacés par la hausse des coûts de construction ont été présentées en fin de semaine par le gouvernement. Une mesure qui intervient dans un contexte de guerre en Ukraine. Ce sont en fait, des mesures très importantes et cruciales à un moment où la France est en passe de devoir vivre l’hiver prochain sans gaz russe. De telles mesures sont jugées règlementaires et attendent d’être complétées par une loi d’urgence plus étoffée susceptible d’offrir un saut qualitatif aux énergies renouvelables dans l’Hexagone au moment où la France traîne un grand retard dans ce domaine.

Les professionnels des énergies renouvelables, le 22 juin dernier donnaient un avertissement sérieux. Les acteurs de la filière exprimaient leurs inquiétudes que plusieurs projets solaires, éoliens, hydrauliques et de biogaz ne puissent être réalisés à cause de la flambée des prix des matières premières et la hausse des taux d’intérêt. Ainsi ont-ils requis le gouvernement d’adopter des mesures d’urgences avant la fin de l’été. Leurs signaux ont été heureusement bien reçus par les autorités. Le ministère de la transition énergétique, jeudi dernier a révélé une kyrielle de mesures afin de venir en aide à ce secteur vital pour la transition et la sécurité énergétique du pays.

Pendant une période de dix-huit mois avant que le contrat de soutien public ne soit démarré, les producteurs d’énergies renouvelables électriques auront la possibilité de vendre leur électricité sur les marchés. Tout ceci pour leur donner la possibilité de profiter des prix présentement très élevés sur le marché de l’électricité (près de 500 euros le mégawattheure pour 2023), ce qui constitue un montant supérieur au prix négocié lors des appels d’offres. Toutefois, le délai de dix-huit mois accordé par le gouvernement demeure inferieur aux 24 mois espérés par le syndicat des énergies renouvelables (SER).

Plus d’accessibilité aux coûts de construction

Pour que le prix de l’énergie revendue reflète encore plus la hausse des couts d’investissement, l’exécutif acceptera de l’indexer. Ceci pour permettre (au guichet ouvert), les futurs projets de plus petites tailles de bénéficier d’un tarif d’achat d’électricité.

 Une autre mesure attendue par les professionnels du secteur, c’est que le gouvernement prévoit aussi de geler la baisse déjà programmée des tarifs pour les installations photovoltaïques sur les bâtiments pour l’année 2022 et de permettre à l’ensemble des projets renouvelables ayant déjà gagné des appels d’offre d’augmenter leur puissance jusqu’à +40% avant leur achèvement. Pour terminer les installations de production de biométhane auront la possibilité d’avoir un délai supplémentaire pour leur mise en service.  

Les professionnels des énergies renouvelables souffrent de la hausse du prix de l’acier également utilisé dans les turbines hydrauliques, dans les bacs installés pour accueillir les panneaux solaires ou encore dans les mâts des éoliennes.

Le gaz arme géopolitique non conventionnelle

La guerre en Ukraine provoque de terribles tensions énergétiques entre les occidentaux et Moscou, ce dernier se sert du gaz comme arme géopolitique et rogne considérablement sur ses livraisons de gaz naturel. Elles sont souvent très aléatoires à défaut d’être totalement coupées comme vers la Pologne, la Bulgarie ou la Lettonie depuis samedi dernier. Évidemment dans ce contexte de très grande préoccupation pour trouver des alternatives au gaz russe, les énergies renouvelables constituent un très grand avantage.

La France aujourd’hui reconnait un retard visible sur ses objectifs nationaux. C’est d’ailleurs le seul parmi les 27 états membres à avoir raté l’objectif fixé par la directive européenne. Concernant l’éolien en mer, le gouvernement a retenu deux zones au large de l’Île d’Oléron afin d’implanter deux nouveaux parcs. Les deux parcs pourraient ainsi représenter une capacité d’environ 22 GW selon le ministère de la transition énergétique.

L’économie chinoise enregistre une nouvelle mise en garde : l’industrie manufacturière voit son activité sévèrement compromise



Une baisse inattendue a été notée dans l’activité de l’industrie manufacturière de la chine d’après des données officielles parues dimanche. Cela intervient à un moment où la croissance chinoise tarde à redémarrer.  Le contexte n’en est pas pourtant moins critique car de faible demande et de politique zéro Covid, qui constituent un véritable goulot d’étranglement économique.  

Au deuxième trimestre la croissance de la Chine est corrodée par un contexte économique sans précèdent ce qui a créé un véritable état d’inertie. Conséquemment, l’activité de l’industrie manufacturière est littéralement bloquée. Dans une atmosphère de perspectives économiques incertaines favorisée par de nouvelles craintes sanitaires, la croissance s’est contractée en juillet de façon inattendue après s’être redressée en juin suite à la levée des confinements.  Telle est la révélation qui ressort de la publication faite ce dimanche par l’Indice PMI Manufacturier du Bureau national des statistiques. Après 5,2 au mois précèdent l’indice est redescendu à 49 en juillet. Ceci inévitablement le fait passer sous le seuil de 50 qui sépare la croissance de la contraction de l’activité. Déjà les analystes évoquaient une amélioration à 50,4. Une surprise non négligeable, d’autant plus qu’il s’agit là de la plus petite performance de cet indice au cours de ces trois derniers mois.

Éléments réponses pour expliquer une baisse

Que ce soit la production, les nouvelles commandes et l’emploi, le constat palpable et que les sous-indices sont dans leur totalité inférieure à 50. D’après Zhao Qinghe, statisticien supérieur du bureau national des statistiques, le niveau de prospérité économique en chine a enregistré une baisse, et que les fondamentaux de la reprise demandent encore d’être consolidés. Pour expliquer les causes de cette chute, il avance plusieurs raisons : saison basse traditionnelle de la production, libération insuffisante de la demande du marché et le déclin des industries à forte consommation d’énergie.

Cette rechute est en partie occasionnée par la poursuite de la contraction de l’activité dans les domaines du pétrole, du charbon et de la fonderie. Pendant que les perspectives d‘exportations sont réduites pour cause de craintes de récession mondiale, l’industrie manufacturière brave des prix de matières premières élevés qui diminuent les marges de profit. Les fluctuations assez persistantes des prix des matières premières ont amené certaines entreprises à adopter une approche inactive qui diminue les perspectives d’achats.

L’économiste en chef Bruce Pang, estime que la croissance au troisième trimestre pourrait se heurter à des défis plus séreux que prévus car la reprise est lente, en plus d’être fragile.

En juin l’activité industrielle a refait un bond au Japon

Grâce à la levée du confinement de Shanghai qui a eu à provoquer en deux ans la chute la plus dure de l’activité manufacturière, la production industrielle du Japon a vivement rebondi de 8,9% en juin. En mai il avait fait une dégringolade de 7,5% suite aux perturbations des chaines d’approvisionnements en rapport avec les restrictions sanitaires en chine.  Concernant les biens manufacturiers japonais, les expéditions se sont rétablies en juin (+4,6% sur un mois)) de même que les stocks (+2,1%). D’après le ministère, l’industrie économique des machines électriques, l’informatique et l’électronique sont restées les secteurs ayant le plus boosté la production industrielle japonaise en juin.

samedi 30 juillet 2022

Diminution de 8% des demandeurs d’emploi au cours du deuxième trimestre

L’emploi continue à bien se maintenir malgré le contexte de guerre en Ukraine et l’inflation qui s’est mondialisée. Sur la base des chiffres de la Dares rendus public ce mercredi, le nombre de demandeurs d’emploi au deuxième trimestre a enregistré une légère baisse par rapport au premier trimestre de l’année 2022.



Dans toute la France pour mieux détailler le nombre d’inscrits à pôle emploi en catégorie A et n’ayant aucune activité, a reculé de 0,8%, soit 26.900 personnes en moins, pour s’établir à 3,165 millions de personnes. C’est vrai qu’il s’agit d’un recul mais qui peut être considéré comme étant sans importance surtout après une chute au premier trimestre de 5%. Ce ralentissement sur un an n’empêche cependant pas la tendance de rester positive, en recul de 15,1%. Cela permet au nombre total de revenir à son plus bas niveau depuis 10 ans. Les autres catégories sont également en baisse. La catégorie B en France métropolitaine diminue sérieusement par rapport au trimestre précèdent, de l’ordre de 4%, il s’agit de personnes exerçant une activité réduite courte. Sur un an le recul se chiffre à 2,8%. Il en est de même pour la catégorie C qui comprend les personnes en activités réduites longues : elle fait également un recul de 2,9% sur un trimestre mais augmente sur un an de 3,3%.

La baisse du nombre de demandeurs d’emploi au T2 2022 continue mais à un rythme relativement lent

Au niveau de toute la France, on note une baisse de 1,7% sur trois mois dans le nombre d’inscrits en catégorie A, B et C. ils sont 5,436 millions de personnes, ce qui constitue le niveau le plus bas depuis le troisième trimestre de 2014. Soit un recul de 96 individus en un trimestre et de 8,9% sur un an. Toutes catégories confondues, le nombre d’inscrits fait une chute d’1,5 % sur trois mois et de 7,8% sur un an passant à 6,184 millions.

Parlant des jeunes, c’est dans les catégories A, B et C que le recul du nombre de demandeurs d’emploi est plus significatif : le nombre d’inscrits de moins de 25 ans a connu une diminution de 2,1% sur le deuxième trimestre et de 14,9% sur un an.

Le chômage de longue durée connait aussi un net recul : en France métropolitaine le nombre de demandeurs d’emploi dont l’inscription fait un an ou plus a connu un recul de 4% au deuxième trimestre -15,2% sur un an à 2,42 millions en catégories A, B et C.  Les demandeurs d’emplois inscrits depuis un an ou plus atteignent 47% soit un recul de 3,4 points sur un. L’ancienneté moyenne des demandeurs d’emplois de ces catégories a aussi connu une baisse de 6 jours sur un trimestre atteignant 680 jours.

Le plein emploi comme objectif sérieux

Il s’agit d’une certaine résistance de l’emploi tricolore que ces chiffres démontrent. Ils ont d’ailleurs été salués très vite par le ministre du travail Olivier Dussopt. Le ministre, concernant la réforme de l’assurance chômage a estimé qu’il est nécessaire d’aller plus loin pour atteindre le plein emploi à l’horizon 2027 soit un taux de chômage avoisinant 5% contre 7,3 présentement.

Qui profite le plus de l’inflation ? La Grande distribution ou les géants de l’alimentation ?



C’est une terrible réplique et un démenti sévère que Michel-Edouard Leclerc a écopé de la part des sénateurs le 19 juillet. Cela fait suite à leur mission-flash initiée à la suite de ses accusations qui se focalisent notamment sur les abus inflationnistes que font des industriels réputés de l’agroalimentaire.  Dans leurs réactions, les spécialistes de la loi Egalim en charge de réguler les relations entre fabricants et commerçants n’ont pas ménagé Edouard Leclerc président du comité stratégique des centres. Pour Anne-Catherine Loisier (UDI), rapporteur de la loi Egalim 2 et co-auteure du rapport, il ne faut pas envenimer la situation avec des déclarations qui ne correspondent aucunement à la réalité du terrain.  

Pour les sénateurs il n’y a pas de phénomène généralisé de hausses anormales des tarifs de la part des industriels et qu’on ne peut parler que de dérapages ponctuels. Ils expliquent qu’en rayons des distributeurs augmentent les prix alors qu’ils ont refusé toute augmentation en amont. Sa stratégie de communication aidant, Leclerc obtient une majorité des parts de marché. Cependant les autres acteurs de la Grande distribution multiplient leurs efforts pour demeurer compétitifs.

Les grandes distributions affinent leurs stratégies. Leclerc se positionne

L’inflation qui a atteint 5,2% sur un an au mois de mai a fini d’impacter le pouvoir d’achat des français. Dans les grandes surfaces également les prix augmentent avec une hausse de 3,81% en mai, tous circuits et produits confondus. Les enseignes de Grande distribution font tout pour booster les opérations marketing et affinent leurs stratégies de communication. Parmi les mieux servis, Leclerc remporte 0,3 point de parts de marché entre mai 2020 et mai 2022 pour un total de 22,4% entre le 16 avril et le 15 mai. En tant que leader de la Grande distribution c’est donc Leclerc qui se positionne.  

 Une enquête de la commission des affaires économiques du sénat a entendu un très grand nombre d’acteurs, le résultat est qu’il n’existe pas de phénomènes massifs de hausses suspectes et de tentatives unilatérales des industriels, en revanche les grands distributeurs sont épinglés pour des pratiques contestables qui ont rapport avec la hausse des prix, des pratiques aggravant l’inflation de la part de certains distributeurs.

Le rapport met en exergue que les fournisseurs ont fait la remarque que certains prix de vente au consommateur final ont connu une augmentation dans les rayons de la Grande distribution alors même qu’elle aurait rejeté au préalable les hausses des tarifs qu’ils demandent.

Des clients qui manquent sans doute de vigilance  

À tort ou à raison on taxe la Grande distribution de profiter d’un contexte anxiogène pour faire passer secrètement des hausses de prix qui enfreignent toute légalité. Des pratiques qui seraient rendues possibles par le fait que les consommateurs s’attendent à constater une forte inflation dans les rayons. Pour le sénat celui qui met en œuvre cette pratique accroit sa marge de manœuvre en jouant sur l’ignorance du consommateur qui ne sait pas si tel ou tel produit a fait l’objet d’une renégociation commerciale en cours d’année et dans quelle proportion. Les acteurs de la distribution continueraient par ailleurs à pratiquer le rapport de force habituel avec leurs fournisseurs.

 

 

 

lundi 25 juillet 2022

Mévente sèche des modèles essence et diesel, le marché européen des voitures méconnaissable

Au deuxiéme trimestre l’impasse dans laquelle s’est trouvé le marché européen a été particulièrement dure pour les ventes de voitures diesel et essence. Au même moment l’arrivée des modèles hybrides et électriques connait un ralentissement.

Sur un an les ventes de voitures à essence ont connu un net recul de 22,2% à 909.000 véhicules ce qui représente 38,5% du marché du neuf au deuxiéme trimestre dans l’union européenne. Ces chiffres ont été publiés par l’association des constructeurs, l’ACEA.



Sur la totalité des marchés, les modèles diesel ont aussi reculé avec 409.000 véhicules vendus dans l’UE (-27,7%) et représentent plus que 17,3 des ventes contre 20,2% sur la même période en 2021.

Sur un marché souffrant de la pénurie de composants électriques, les moteurs à explosion sont soumis à très dure épreuve : les ventes d’automobiles ont quasi-totalement chuté de 14% dans l’Union Européenne au premier semestre de 2022 comparativement à la même période de 2021. Dopées par les bonus et le coup de pouce des constructeurs, les voitures hybrides ont aussi connu un léger recul de leurs ventes dans l’UE (-2,2%) à cause des pénuries et du contexte économique.

Sur le marché globalement, elles expérimentent de nettes baisses en Italie et en Allemagne au trimestre, pourtant elles n’en continuent pas moins de progresser en France, en Espagne, en Belgique ou en Pologne. La part de marché des hybrides est en nette progression au niveau de l’Union : désormais elles représentent 22,6% des ventes.   

Les hybrides rechargeables de leur côté expérimentent une tendance à la baisse débutée fin 2021 (-12,5%) avec une régression assez flagrante en France et en Allemagne alors que leur niveau d’émission de CO2 est douteux car n‘étant pas loin de celui des voitures thermiques. Elles constituent présentement 8,7% des ventes.

Au niveau de l’UE les 100% électriques ont la cote

La vente des véhicules 100% électriques est la seule à progresser (+11%) avec 243.000 véhicules vendus. Force cependant est de reconnaitre un léger ralentissement. Au deuxiéme trimestre, elles ont représenté 9,9% des ventes. Les états membres de l’UE ont adopté fin juin le projet de la commission d’interdire les ventes de moteurs thermiques au profit de véhicules 100% électriques à compter de 2035 afin de totalement éliminer les émissions de CO2 des véhicules neufs à quelques exceptions prés.

La récession constitue à n’en pas douter, la menace principale pour atteindre l’objectif fixé pour 2035 d’autant plus que le marché pourrait encore se réduire. Cependant les constructeurs continuent à financer leur transition sur les ventes de véhicules à essence et diesel.