Jusqu'à aujourd'hui directeur opérationnel du géant chinois
de la distribution sur Internet, Daniel Zhang devient directeur général du
groupe sans qu'aucune explication ne soit encore donnée officiellement.
Selon un article paru dans le magazine Fortune, Alibaba
aurait été en proie, ces derniers temps, à de nombreuses critiques pour
négligences et contrefaçon. Le fondateur emblématique du groupe, Jack Ma a
quant à lui déclaré : "Il
n'y a pas de meilleure personne [que Daniel Zhang] pour diriger le
groupe Alibaba au moment où nous abordons le prochaine phase de notre
croissance, sur la base des solides fondations que Jonathan a contribué à
construire. [...] C"est un homme d'affaires d'envergure internationale qui
a fait ses preuves et obtenu de solides résultats".
Daniel
Zhang a de nombreux succès à son actif au sein d'Alibaba, où il travaille
depuis 8 ans. Selon un article paru dans La Tribune, il a "notamment été
un architecte clé de l'événement du 11 novembre. En ce "jour des
célibataires", sorte "d'anti-Saint Valentin chinoise", le géant
du e-commerce avait vendu pour 7,45 milliards d'euros d'articles via ses
plateformes de commerce en ligne Taobao et Tmall." C'est lui qui a permis
à la plateforme Taobao de prendre son essor puis de mener l'autre plateforme
Tmall vers le succès dès 2011.
Alibaba,
qui avait fait l’an dernier une entrée très remarquée à Wall Street, a réalisé
un bénéfice net part en hausse de 5% à 3,896 milliards de dollars au cours de
l’exercice 2014-2015 qui s’est achevé au 31 mars dernier. Son chiffre
d’affaires annuel a par ailleurs progressé de 45% à 12,293 milliards de
dollars.
Rappelons que Jonathan Lu avait été nommé PDG d'Alibaba en
mars 2013 par Jack Ma qui souhaitait s'éloigner de la direction opérationelle
du groupe pour prendre un peu de hauteur. Le Monde voit dans la nomination de
Daniel Zhang la volonté de Jack Ma d'envoyer "un message à destination
d’abord des actionnaires, qui pourraient s’impatienter, mais également du
gouvernement chinois." En effet, l'auteur de l'article ajoute : "En
janvier, le régulateur avait bruyamment accusé Alibaba de permettre aux
vendeurs de contrefaçons d’écouler fausses cigarettes, bouteilles d’alcool et
autres sacs de luxe – un comble si l’on considère que les autorités chinoises
sont régulièrement accusées de fermer les yeux sur ces fraudes." Depuis
cette période, l'action du groupe avait sérieusement décroché.